Deux poids, deux mesures.

Mannequins-Grande-Taille-XL

Parce que le changement extérieur influe sur le changement intérieur… On a l’habitude d’entendre l’inverse, et pourtant les deux sont valables.

Aujourd’hui j’ai pris la décision de commencer un « régime box ». Si vous avez entendu passer dans les médias la pub « comme j’aime » c’est le même principe : plats livrés à domiciles, élaborés par des diététiciens, avec une formule comprenant un coach par téléphone. Ce régime est fait pour maximum 4 mois, pour ensuite reprendre une alimentation équilibrée et éviter l’effet yoyo bien connu.

J’ai fait un seul régime dans ma vie. Je mesure 1m56, pour actuellement 68 kilos. A l’époque de mon régime, il y a 3 ans, je pesais 64 kilos, 10 de + avant que j’arrive en Belgique. Je me suis mise à boire une bière à la cerise tous les soirs, et les voilà qui étaient bien logés, sans parler des restaurants, McDonald’s, fromages, bonbons… Je suis une bonne vivante et la nourriture comme l’alcool sont une immense source de plaisir.

J’avais donc consulté un nutritionniste (remboursé totalement par la sécurité sociale) qui m’avait établi un planning, et qui m’a fait me mettre à la cuisine, avec tout un tas d’astuces. On a commencé par un régime très protéiné, pour commencer la perte de poids avec motivation, puis la réintroduction de tous les aliments. Je faisais donc 52 kilos pour 1m56 au final.

Je me suis tenue longtemps à ces nouvelles habitudes, mais j’ai fait ma première grosse dépression, à 23 ans. J’ai donc tout arrêté, et en plus s’est ensuivi la crise maniaque ce qui fait que depuis bien 2 ans je laisse à flot mon poids, et je n’ai pas repris la totale énergie pour faire la cuisine. Ce fut un excellent moyen de me faire aimer la cuisine, d’ailleurs j’en ai fait mes études par la suite (restauration).

Alors pourquoi aujourd’hui un régime box ? Parce qu’avec le traitement de bipolarité, en plus de ma sédentarité (le cul à l’école et le cul au boulot), avec la fatigue perpétuelle, et ma gourmandise, je suis à + 12 kilos de ma taille. J’ai mal au genou droit, j’ai chaud constamment, et je ne rentre plus dans aucun de mes vêtements, et je n’ai pas l’argent pour refaire totalement ma garde robe. Je suis bien dans mon gras, mais mes vêtements non, et ma santé non plus. Pour une fois, ce n’est même pas une question de physique, même si je sais que c’est important, j’ai moins cette obsession, et bizarrement, la plus grosse que je sois, c’est la moins complexée que je suis.

J’ai toujours été fascinée par les photographies « avant »/ »après » peu importe le changement. Au passage, il y a des mannequins magnifiques avec de belles formes, c’est en train de redevenir à la mode, et j’espère qu’ainsi je pourrais manger mon pot de glace tranquille ! Non mais il y a la santé il est vrai, mais je suis contre les diktats de la société d’une manière générale.

C’est donc avec ma carte bleue qui sera débitée de 256 euros par mois (oui c’est cher) mais en même temps, en ce moment avec le rythme de fou alternance/école et vie, je cherche un perte de poids « facile » puis d’ici deux mois reprendre la cuisine petit à petit. Je vous tiendrais au courant de voir si ça marche ou ça ne marche pas. L’effet sera là, c’est sûr, c’est sur la longue durée. Je fais également en parallèle de l’hypnose, de la réflexion personnelle et du sport dès que je peux, ne serais-ce que la marche. Mais j’ai des sortes de petites crises de boulimie, ce soir deux petits pots de glace avec la moitié du fromage alors que le reste de la journée nickel : fruit, repas équilibré et léger à midi, et ce soir légumes farcis à la viande fait maison. La nourriture est ce refuge, ce plaisir ultime d’engloutissement, chercher à me « remplir ». C’est mon ancienne psychologue avec qui on travaillait sur mon rapport avec la nourriture qui m’en avait parlé. Je me sens vide d’amour, donc je remplis. Ma graisse est « ma protection » des agressions extérieures, de part ma sensibilité. On grossit quand on est en couple, ou une vie sociale développée (sorties, alcool…)

La perte de poids est rendue moins facile par la prise du traitement. Je vais donc voir ce que ça donne avec un régime à priori « simple » : juste à manger ce qu’on me donne, calculé pour que ce soit bon et en même temps rassasiant, avec des plats tels que du couscous, que je n’ai pas l’impression de faire un régime mais « faire attention ».

Honnêtement, j’ai du mal à me motiver, mais je sais que c’est important. J’ai toujours eu de la facilité à être une fasciste avec moi-même, je n’y arrive plus. A l’époque j’avais perdu 12 kilos, et arrêté de fumer en même temps, repris le sport, fait mes études, et géré mon appartement, couple, et vie sociale. Là je ne compte plus les clopes et les sucreries, le pire étant à chaque fois qu’on est de moins en moins motivés.

On verra bien !

L.

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