Médicaments bipolarité : la juste dose.

Bonjour à tous, Comment allez-vous ?

Bon eh bien, je n’ai pas publié depuis juillet.

Peut être parce que cela a été le mois où j’allais le mieux depuis l’été dernier ? 🙂 Ma mère me disait souvent que les gens heureux n’ont rien à dire. Il est vrai que les textes les plus poignants que j’ai écrit ont été sur la solitude, la souffrance, etc. Souvent quand je suis célibataire. Mais c’est tout de même faux. J’ai des choses à dire, et c’est beaucoup mieux à lire que m’entendre ruminer depuis des mois sur ma dépression qui dure et ma difficulté à supporter mes congénères.

Je n’avais pas arrêté les médicaments. C’est faux. Disons que je n’étais pas allée chez le psychiatre depuis…. 11 mois. Donc j’ai gardé le même traitement que je renouvelais chez le médecin généraliste pour 6 mois afin d’être tranquille. Depuis ma première et seule crise maniaque de mai 2014, je vis dans une sorte de neutralité ( – – ) moins moins. C’est-à-dire que mis à part les deux mois d’été l’année dernière où j’étais barmaid et où je buvais de fortes doses d’alcool tous les soirs, depuis deux ans je me traîne comme une carcasse vide, espérant la lumière au bout du chemin. J’y crois, je sais que j’irai mieux, puisque c’est le cas de certain. Allez, on s’accroche ! Grâce à plein d’outils mis en place, j’ai pu traverser cette brume nauséabonde à coup de traitement, de lecture de blogs et de témoignages sur la bipolarité, de moyens alternatifs comme l’hypnose. J’ai pu valider ainsi deux diplômes, donc supporter la présence de mes congénères rivalisant de connitude avec toujours un moyen d’essayer de blesser l’autre plus profondément, sans raison valable évidemment.

J’ai eu beaucoup d’absences mettant en péril la validité de mes diplômes, aggravant mon insertion sociale, et le poids de la culpabilité. J’ai perdu pas mal de cheveux. J’ai pris 15 kilos. Je n’ai pas ressenti beaucoup de plaisir ces deux dernières années. Auparavant, c’était dur aussi, mais j’avais l’impression de vivre mes émotions un petit peu plus. Même si j’avais déjà aussi beaucoup de problèmes, donc de baisses de moral, justifiées ou non par l’environnement.

Mes cheveux ont repoussés, bien plus beaux qu’avant. J’ai déjà perdu 6 kilos depuis que j’ai entamé un suivi avec une diététicienne il y a 2 mois, ce qui me fait sentir mieux dans ma peau et se ressent dans la confiance en moi donc une meilleure humeur, plus de légèreté, je peux entrer dans mes anciens vêtements (économie de shopping), et les gens me disent que j’ai une mine sublime, ce qui m’encourage. Je ne suis plus à l’école depuis 1 mois, et là je pense avoir gagné 40 ans d’espérance de vie niveau stress, à ne côtoyer plus que mon patron et mes clients. J’ai transformé la situation bloquée avec mon patron en mettant de l’humour, de la bonne humeur au boulot et en essayant de mieux communiquer de manière diplomate, et ce travail n’a jamais été aussi bien. Le soleil est revenu, donc je dors moins et il agit sur mon humeur de manière ++ . Je me lève plus tôt, j’ai récupéré un autre petit chaton ce qui me fait 2 chatons à m’occuper avec beaucoup d’amour… De caca et de vomi, de temps passé à nettoyer. Ma relation avec T. est toujours aussi merveilleuse, sublimée par mon regard plus positif, nous allons emménager ensemble en novembre. Ma libido est aussi +++++…. Ce qui fut très rare durant les 7 années précédentes où elle était quasi inexistante. Je ne ressens plus l’inutilité de la vie, je me remets à mes sujets de prédilections, je vis les moments avec légèreté, moins de questions.

Bref, la liste est longue. Je peux dire : JE VAIS BIEN. Wahou. Mais vraiment. Pas un petit « ça va ». Pas un « la vie est WONDERFUL » version maniaque. Je vais bien et l’équilibre est là, et il ne me dérange nullement, au contraire je crois qu’il est garant de la stabilité de mon humeur.

Le traitement dans tout ça ? Dépakote 8 mois, catastrophe. Lamictal dosé à 75 mg ainsi que 20 mg d’antidépresseurs pendant 11 mois, avec rechute dépressive en hiver. Février mars, fatiguée, lassé, ralentie, je décide d’arrêter les antidépresseurs seule. C’est encore pire.Juin, je me décide d’arrêter les conneries et je prends RDV chez le psychiatre.  » Tiens, je ne vous ai pas vu depuis longtemps ! « . Ah bon ? … 😀

Il m’apprend de nouvelles données sur le lamictal qui n’existaient pas encore l’année dernière. La dose préconisée de stabilisation est de 200mg… Bien loin de mes 75g ! Donc nous augmentons les doses tous les 15 jours. Aucun effet secondaire de plus, et non liés au traitement car j’ai augmenté les doses, perdu du poids et gagné en énergie. Le lamictal est censé être le traitement qui permet de ne pas prendre du poids, d’avoir le moins d’effets secondaires, et d’être plus efficace sur mon type de bipolarité type 1 : plus de chutes dépressives que de crises maniaque. C’est un thymorégulateur (médicament stabilisateur d’humeur) et les antidépresseurs sont une légère béquille que l’on va enlever au fur et à mesure.

Moralité : si comme moi, vous n’êtes pas bien et vous pensez que c’est dû au traitement qui ne fonctionne pas, c’est sûrement faux. Il est certainement pas adapté à vous ou mal dosé. Passez ou repasser par la case psychiatre, je sais que c’est difficile quand on est exténué, découragé. Mais après la pluie, vient le beau temps.

Je croise les doigts pour continuer à être comme ça !

Je vous embrasse,

L.

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