Paralysée.

stress-996x497

Je n’en peux plus. Je suis en train de me faire ronger par le stress.

Malgré les idées qui courent dans ma tête pour écrire le blog, je suis paralysée. Ce matin, une fois de plus, je me suis réveillée avec la mâchoire tellement crispée que j’en ai eu mal à la tête. Les cervicales et le dos complètement vrillés également. Je commence également à faire de la tachycardie – ce qui serait un symptôme d’attaque de panique apparemment – je n’ai jamais été, je crois, dans un tel état.

La raison ? Je ne trouve pas de travail. Je passe des entretiens qui se déroulent bien, mais quelqu’un de toujours plus formé, avec plus d’expérience me devance. J’ai quand même des retours très positifs, encourageants pour la suite. Mais le compte en banque se vide : j’ai dû revenir vivre chez ma mère, arrêter la psychologue, la nutritionniste, l’aquagym. Pour la première fois, j’ai demandé de l’argent à mon père et à mon frère pour qu’ils comblent le découvert. Pour ce mois.

Il me reste la maison douillette, mes chats, la nature et la tranquillité pour travailler. J’ai mon chéri que je vois le week-end. C’est déjà beaucoup. Je n’ai jamais été quelqu’un de très matériel. En même temps, je n’ai jamais eu l’occasion de l’être. 

Ecrire va peut être me permettre de vider un peu mon sac, lourd à porter en ce moment. Je me sens envahie par des sentiments contradictoires. J’ai envie de travailler, dans mon domaine, commerciale et marketing dans le vin. C’est un domaine vaste sur lequel je suis arrivée sur le tard. Je l’aime parce qu’on n’a de cesse de découvrir. Je stresse à cause de son penchant, la quantité énorme d’informations à avoir.

Je pensais ne plus angoisser à l’arrêt des études. C’est faux.

Le mental ne veut pas lâcher. L’inconscient m’envoie des messages corporels, des cauchemars, m’empêche de dormir. J’ai repris les antidépresseurs à la plus faible dose. Eux qui agissent vite habituellement, n’ont plus aucun effet. J’ai pris une seule fois un benzo ( temesta ) qui m’a fait dormir car l’insomnie me rongeait également.

Tisane anti-stress, inhalations à la lavance, la sophrologie, hypnose en MP3, auto-hypnose, sport, séries, lectures, balades dans la forêt, voir mes amis, profiter avec mon chéri, rien n’y fait… 

Je me sens accaparée par ce travail qui n’existe même pas. Je vis l’angoisse de l’enchaînement des entretiens, des réponses négatives, et de l’attente. Je suis partagée entre continuer d’apprendre car j’ai en fait peu de connaissances, répondre aux offres d’emplois dans mon domaine, et postuler pour l’intérim. Je pensais en faire un petit peu de chaque tous les jours. Je n’en fais rien. Comme dans les études. Paralysée, perfectionniste, manque de confiance en soi, je me sens seule dans cette épreuve. On naît seul, on meurt seul.

Comme la société nous l’a appris, je ne me définis plus que par ce travail/passion. Est-il réellement une passion ? Je n’ai jamais réussi à être passionnée à 100% par un domaine. J’ai toujours eu des attraits divers mais qui se sont mués en passe-temps éphémères. En même temps, c’est la société qui nous dicte de se définir par le travail et d’être équilibré à côté. En réalité, je n’en peux plus de voir les burn-out des autres. De voir qu’on a tous les mêmes problèmes. Que nous sommes les plus gros consommateurs de médicaments de tous poils, notamment les antidépresseurs.

J’attends avec espoir et surdose de stress la réponse d’un entretien qui s’est bien passé, et si c’est le cas, ils m’en feront passer un deuxième. Mais rien que de m’imaginer à l’intérieur, j’angoisse encore plus. Pourtant, j’ai les capacités, je le sais. J’ai tout pour réussir.

J’ai peur. De quoi au fond ?

L.

Publicités

4 réflexions sur “Paralysée.

  1. « Tu n’as pas besoin du regard des autres pour exister, vivre et réussir ». « Liberté de penser et d’agir ! »
    Voilà le mantra que je me répète à chaque pensée anxieuse qui m’envahit de trop et veut prendre le contrôle de mes pensées et de mes actes en société…

    Aimé par 1 personne

    • Coucou, tu vois quand je vois ton commentaire je me dis que les mantras sont similaires à l’auto-hypnose… Ils sont là pour reprogrammer le cerveau dans une onde positive 🙂 J’ai encore cauchemardé cette nuit sur le travail, puis à la sieste à midi. La date se rapproche, tadadadam…

      J'aime

  2. « J’ai peur. De quoi au fond ? »

    La peur est un instinct primitif de survie. Tu es obliger ( enfin obliger tout est relatif ) de travailler pour avoir une vie descente dans cette société. Et ce qui fait peur c’est que malheureusement c’est par le travail qu’on satisfait nos besoins naturelle : Faim, habitat, loisirs. Les embauches de travail sont des moments que je redoute particulièrement aussi car c’est un moment ou l’on porte un jugement sur toi . Courage L., je suis de tout cœur avec toi ! Continue et n’abandonne pas ! Tu as tout pour réussir dans ce que tu entreprend.

    Bisou et surtout ne te compare pas au gens qui t’entoure ! Voila, je n’ai pas de conseil à te donner car tu es une personne intelligente et que les entretiens d’embauches sont aussi une question de confiance en soi.

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s