Gestion des émotions.

Salut les chouchous !

Ca sort, ça sort les articles !

C’est que pour n’avoir pas eu le temps de penser, réfléchir pendant ces 2 derniers mois, il me reste beaucoup d’informations à traiter, et surtout à écouter. 

Le travail de tri inconscient des informations reçues dans la journée est effectué au jour le jour. Grâce au très important sommeil que l’on s’accorde tous les soirs.

J’insiste sur très important, notamment dans le trouble bipolaire. La réduction de temps de sommeil ou pire, des nuits blanches, va entraîner systématiquement une agitation du sujet ou bien au pire, un détour en hôpital psychiatre car le patient ne se contrôlera plus et aura basculé dans la folie. Passons sur la petite leçon du jour !

J’ai eu la chance lors de mon dernier travail de rencontrer je crois… Des futurs amis ? En tout cas ces personnes me sont proches, tant dans ce qu’on a vécu ensemble, mon plaisir à passer du temps avec eux, à les connaître, et le lien que j’entretiens avec eux encore régulièrement, même de loin.

Il y en a un qui sort du lot tellement il est qualifié de bizarre par les autres. Tiens, ça me rappelle quelqu’un. Suivez mon regard. Ah oui… moi !? 😀 

En quelques minutes je savais à 100 pour 100 qu’il est surdoué. Je ne peux pas vous expliquer pourquoi, comment, quelqu’un qui est surdoué peut aussi vite établir ce jugement. Il y a une sorte de connexion directe, de fluidité dans la parole de l’autre, cette capacité de rebondir d’un sujet éloigné à un autre et de comprendre quelle connexion lie ces idées très éloignées… Ce sont quelques éléments qui je croient sont analysés par mon cerveau.

Et surtout, là où c’est drôle, c’est que si la personne me comprend, de bout en bout… Il est soit surdoué, soit fou ! 😀 Vérifié dans 100 pour 100 des gens. En tout cas hypersensible certes, mais sans les composantes chelous énoncées.

Bref, hier, tout mignon qu’il est, se reconnaissant dans mon témoignage, mes extrêmes, il me demanda « tu crois que je suis bipolaire ? ». J

e ne le connais pas assez pour le dire. Je ne le ressens pas dans mes entrailles. J’ai de la sensibilité pour reconnaître la douance, pas la bipolarité. Pourtant dans son parcours et dans sa manière d’agir, je peux supposer qu’il pourrait l’être. Après tout, on ne connaît pas grand chose de cette étiquette, la bipolarité. Il jongle avec de grands extrêmes, et il s’impose une discipline tellement extrême pour gérer ses émotions qui peuvent être dévastatrices… On présente des similarités. Il a déjà éprouvés de nombreuses dépressions. Il me reste à savoir s’il pourrait éventuellement présenter des phases d’hympomanie ?

Alors il a entrepris de devenir une sorte de coach de vie pour moi.

Je le cite :  » Si je réussis à me contrôler, toi, tu peux ! « . Il me rappelle quelqu’un… moi ? 😉 

Il n’a pas les termes que j’utilise et qui sont utilisés par le personnel médical qui s’occupe de nos étiquettes : faux-self, troubles de l’attention, comorbidités, crise maniaque, dépression… Mais il en a tous les concepts. Il les a vécus, et je pose les mots dessus. Important de nommer le monde qui nous entoure, selon moi. 

Mais j’ai voulu lui expliquer jusqu’où pouvait se manifester mon trouble bipolaire. Moi-même, je ne comprends toujours pas de me laisser emporter par ces émotions sans cesse. Je me déçois souvent. Avec de telles réflexions, un tel recul sur la vie, une telle lucidité sur moi et le monde qui m’entoure… Je ne suis pas encore capable de résister à ce flot d’émotion qui me submerge et dirige en partie ma vie. C’est plus fort que moi. Incontrôlable. Défiant toute logique. Peu importe que se répètent les mêmes erreurs. Peu importe les conséquences qui sont de moins en moins rattrapables. 

Si je n’ai pas quelqu’un près de moi pour me dicter une ligne de conduite, ce qui peut me porter préjudice socialement, pour moi-même, c’est la catastrophe. Je pars en live. Ma mère présentant une cyclothymie, un trouble du spectre bipolaire, n’est par ailleurs d’aucun secours et même parfois un boulet qui m’enfonce là-dessus 🙂

Pour autant, je l’écoute, je partage avec lui mon savoir et lui le sien.

Il était important que je lui raconte que la gestion des émotions est au coeur de ma problématique de vie. En séances de psychothérapie, c’est ce qui a été décelé. D’une manière générale, les personnes allant consulter un psychologue présentent toujours une mauvaise gestion des émotions. Source : Mon cousin, psychologue spécialisé dans la TCC. La TCC, de ce que j’en ai compris et commencé à tester, est une thérapie brève qui a pour but de faire prendre conscience aux gens de leur manière de fonctionner, leurs schémas prédéfinis qui les enferment dans des pensées négatives.

Puis petit à petit, de les amener vers un jugement plus objectif sur le monde, eux-mêmes, plus positif qui va leur permettre une indépendance mentale. Je vous invite à vous renseigner par vous-mêmes. 

J’expliquai donc que la gestion de mes émotions est une catastrophe. Depuis quand encore, n’ai-je pas pleuré ? Pleurer est bon pour la santé ! Si vous ne pleurez pas, très peu, ou jamais, je vous invite à essayer de le faire ! 

Personnellement, la dernière fois que j’ai pleuré remonte à il y a 3 mois, lors de ma rupture. Allez, en tout et pour tout, j’ai dû pleurer sur 3 jours. Après 2 ans de relation. Maigre écoulement de larmes… Y étais-je si indifférente ?

Je n’en sais rien. Je ne reconnais que très peu mes émotions à force de les avoir refoulées, cachées, empêchées de sortir. Un cadenas très serré parce que, contrairement à d’autres personnes, si nous, les hypersensibles, nous laissons sortir nos émotions…

Quel décalage ! Quelle attitude disproportionnée !

Pour ma part :

Une tristesse est ressentie comme un cœur qui brûle, une souffrance tellement physique ! Je ne pleure pas 5 minutes, je pleure… Pendant 2 heures ! Toutes les larmes de mon cœur sans pouvoir m’arrêter ! Sans pouvoir même comprendre d’où vient cette souffrance !

La colère… Mon cœur bat à 10 000 à l’heure, je commence à trembler de tout mon être, je m’échauffe, et tuer devient-il une option ? Non. Faire du mal, oui. Je ne m’énerve que rarement. Le dernier souvenir où je me suis énervée violemment, j’ai cassé une fenêtre et j’ai balancé tous les objets à ma portée dans la tête de mon frère (pot en fer.. peu importe ^^ ). Tout ce qui à mon intention ce jour-là pouvait lui faire du mal. Je lui ai balancé mon thé bouillant sur la tête aussi. Ça a commencé comme ça.

La joie, la honte, la déception, les nuances des émotions… Les quoi  ? 😉 Comprend pas ! 

Mais en ce moment, je vais bien. Je ressens beaucoup (trop?) de joie. En permanence. Parce que j’étouffe les autres émotions. Je suis en train de m’attacher à un garçon qui me plaît énormément mais qui ne présente aucun avenir fiable ni pour lui, ni pour moi. Lui je pense qu’il l’envisage secrètement. Moi je pense qu’il ferait mieux de m’oublier bien vite. Il ne me connait pas et ne connaît pas mon instabilité et mon grain de folie.

Alors l’attachement pour quelqu’un, c’est horrible… Vous connaissez toutes ces émotions ! La folie me submerge, les idées s’emballent, je suis perturbée dans mes autres activités. Déjà que sans ça, je ne suis pas très concentrée… 😉

Lors de ma crise maniaque, 5 ans après m’être séparée de mon premier amour, son image est venue me hanter. Durant mes hallucinations, il n’y avait que lui. Je voyais ses yeux sur chaque personne. Dieu qui me parlait, c’était lui. Les oiseaux qui piaillaient, c’était lui. Les signes sur mon chemin…

L’amour rend fou. Les papillons dans le ventre, l’obsession pour ce garçon ne sont que des sentiments que vous connaissez.

Totalement irrationnels, je le sais. Je connais mes attachements. Tout est beau, tout est rose, les hormones en folie, on ne voit que ce qui nous rapproche…

J’essaie de ne pas me laisser entraîner. Mais c’est dur. Mais je ne veux plus répéter les erreurs du passé.

Mon ex, T. ancien co-auteur de ce blog, n’aurait jamais dû être mon amoureux. Désolé si tu passes par là chéri. Mais tu l’as toujours su que toi et moi nous étions si différents, tellement opposés, et moi si instable, que cette relation n’aurait pas pu être viable.

Aujourd’hui, le même cas se présente, sous une forme différente. Mon vice, un blond. Déjà rien que ça c’est une véritable torture pour moi, de plonger entièrement dans ce vice, cette attirance que je ne peux pas expliquer. Comme si tout mon corps m’expliquait, tous mes gènes me disaient de me reproduire avec un blond aux yeux bleus. Bref.

J’essaie alors de rationaliser. Merci mon nouvel ami à qui j’ai demandé conseil, et qui me comprend, car lui aussi il ne peut pas contrôler ce flot de folie qui vient lui grignoter l’esprit.

Hier, j’aurais donné n’importe quoi pour le revoir. Je le peux, même bientôt. J’ai juste à lui demander, à prendre ma voiture. Peut être qu’on ne ferait rien ? Pas grave, juste envie de le revoir. Le sexe n’est qu’un à côté quand on a envie de connaître une personne. Enfin.. Lui je doute qu’il ne veuille que discuter 🙂

Après m’être fait bourrer le crâne par mon pote pour ne pas que j’aille trop vers lui, après avoir prévenu tout mon entourage proche de m’enfermer, de me frapper, de m’isoler, de me torturer, si un jour je reviens, trop tôt, dire :  » ça y est, j’ai un nouveau chéri, je suis en couple ! « .

Pourquoi me priver, me direz-vous ? Vous savez ce que c’est de ne pas être célibataire plus de 6 mois, pendant 10 ans ? Non, je ne me plains pas, loin de là. Moi j’appelle ça de la faiblesse. Des hommes qui me veulent tellement sur le moment que je me laisse conquérir par mon besoin de sexe, de tendresse, d’amour. Alors qu’aucun n’est viable. Tant pis, je veux de l’expérience.

Et je suis où moi, quand tout ce temps je le passe avec eux ?

Je ne me concentre que peu sur mon travail, j’oublie mes passions, je me délaisse physiquement, bref…

Tout ça pour dire que ce matin, je me sens mieux. Mon esprit rationalise cette connexion avec mon blondinet. Je n’ai plus envie de m’arracher un bras pour qu’il me regarde. Enfin, ça, c’est parce que je ne l’ai pas revu ! Ah ah. Mais je tressaille de bonheur dès qu’il m’écrit « salut ça va » alors que profondément je hais ce genre de conversation.

Putain, s’il savait que j’écris un blog où je raconte toute ma vie quasiment en détails, et ce que je raconte sur lui… Je pense qu’il dirait que je suis folle et qu’il irait me dénoncer aux pouvoirs publics pour diffamation.

Franchement, ce serait l’inverse, et moi tomber sur son blog ? Je ne lui parle plus jamais, je le mets dans la catégorie psychopathe et je lui demande d’effacer tout ce qui peut avoir un lien même éloigné avec moi.

C’est dire si je suis contradictoire… Partager mon journal intime mêlant mes troubles, ma vie personnelle, et renier quelqu’un juste parce qu’il fait comme moi. 

Je me dirai, quelle pauvre tâche. Ah ah. Je m’insulte donc moi-même ! Puis je me gonflerai, à voir que j’analyse le moindre de mes sentiments. Je me dirai « ouh putain, mais pète un coup ! Sors prendre l’air ! Va baiser !  » Mouahahah. 

Bref.

Qu’est-ce qui m’attire autant chez lui ?

Très important sur mon chemin de la rationalisation.

Il possède des qualités que je n’ai pas. Que j’admire.

C’est un gymnaste de haut-niveau. Ce qui signifie : une passion qu’il exerce depuis 17 ans. Une seule énorme passion, même s’il en a une autre qu’il dirige d’une main de fer. Il est doué le gamin. Une passion exigeante : chaque jour de sa vie, il doit s’entraîner, faire attention à son sommeil, sa nourriture, ne pas fumer, aux excès. Même renoncer aux filles je pense la plupart du temps.

Je ne le connais pas beaucoup, j’analyse avec ce que j’ai vu et entendu.

Il ne lâchera jamais rien. C’est un compétiteur. Patient, il récole le fruit de ses efforts jour après jour. Il est pragmatique, ancré dans sa terre. Ses valeurs ? La famille, la bonne chère, le sport, le rire, ses passions. Dynamique, hyperactif. Je le ressens comme un homme qui vivra près de chez lui, ses amis, sa famille, avec une fille comme lui, aussi attachée à ses valeurs, maison chat chien et puis toussa.

Il représente tout ce que je ne suis pas. Il est ancré. Il n’a aucun problème mental, il n’est pas surdoué. Mais loin d’être con. Donc, logiquement, se prendre la tête n’est pas une donnée qu’il connaît très bien. Tant mieux pour lui. Connard. 😀

Je suis flottante telle une bulle prise au gré du vent, qui va à gauche, à droite, qui se fatigue mais qui vit de grands moments excitants.

Peut être ressent-il notre décalage et c’est ce qui l’attire ? Je représente ce qu’il ne peut pas être, ou pas complètement. L’exubérance complète. La folie que l’on remarque. Cette sensualité et passion déborde qui suinte par toutes mes pores. Ma capacité à faire n’importe quoi, n’importe quand, sans peur du ridicule. A lui faire vivre des moments qui vont le sortir de sa zone de confort.

Je suis incapable d’avoir une seule, énorme passion. Je l’ai. Mais que je puisse entretenir tous les jours. J’ai à peu près zéro discipline, zéro patience, je suis un brouillon. Un fil enroulé par un chat coquin. Une pelote pourrie. Négligée. Sans rigueur. Frivole.

J’ai envie de pleurer, ça y est. J’ai voulu écrire pour sortir mes émotions parce que je ne savais plus comment faire. J’ai parlé hier, beaucoup. Là j’écris.

Je pleure parce que je me rends compte de l’image que j’ai de moi, et de l’admiration que j’ai pour ces gens différents.

Je ne cesse de me répéter que je ne suis pas fière de moi, que je me suis déçue, que je me déteste. Dès que je sens que je ne contrôle pas mes émotions, mes troubles, je m’auto-critique durement.

Je n’arrive même plus à voir mes qualités. Une molécule instable, voilà ce que je suis. Une larve qui ne veut plus d’enfant parce qu’elle estime qu’elle va leur gâcher la vie. Une folle qui ne veut plus de couple car elle ne sait pas s’occuper d’elle-même donc faire vivre ses troubles au quotidien à quelqu’un ? Jamais.

Quelqu’un qui n’aura jamais cette indépendance, malgré toute sa bonne volonté, d’avoir un travail, une famille, des enfants. Je regarderai cette vie à travers la fenêtre, à être peut être une star parce que j’écrirai des beaux romans. Ou pas, d’ailleurs.

Woaw, ça y est ça sors, je pleure. Depuis des jours je fais ma fière à me répéter et à scander tout ça, à me dire que l’important c’est d’être heureux. Mais je dois laisser mon coeur s’exprimer et arrêter de tout repousser avec humour.

Je n’aurais pas un homme comme ça. Je n’aurais pas une vie stable.

Ma vie, je l’aime comme elle est. Mais je dois accepter de renoncer et de prendre conscience que je suis limitée. Malgré les cachets, tout ce que je mets en place, ce n’est pas à ma portée.

Mon ami me répète que si, que lui il y croit encore.

Moi non.

Pas de « vrai » boulot. Pas d’indépendance. Je passe mon temps à analyser mes pensées et à essayer de faire quelque chose qui ressemble à de la discipline.

Je n’en peux plus d’être si différente parfois, même si je suis entourée de gens comme moi.

Même si ma différence est ma richesse.

Je souffre à l’école, au travail, de ces jugements sur moi qui ne sont pas « justes ». Ils ne sont que le fruit d’une impression, une observation qu’ils ne comprennent pas.

Je ne suis pas débile, je ne manque pas de rigueur, je ne suis pas négligée, je ne parle pas trop, je ne suis pas incompétence.

Je suis contrôlée par mon inconscient, mon cerveau, mes gênes, et malgré tous mes efforts, je n’arrive toujours pas à me contrôler.

Ca viendra.

En attendant.

Zeubi, comme on dit en arabe.

L.

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