Pourquoi je ne veux pas être en couple. Et pas d’enfants.

 

Hello les terriens !

Voilà une question qui me préoccupe depuis des semaines. J’avais déjà écrit sur ce sujet dans un autre article de mon blog. Pourquoi je ne veux pas (plus) d’enfants ? Pas (plus) être en couple ?

Je réfléchis au fur et à mesure plus profondément à la question. J’espère au fur et à mesure retrouver tous les liens de mon passé et m’en défaire. Toujours pas d’argent pour aller chez le psy.

Désormais je vois l’autre comme une contrainte, quelqu’un qui m’empêche de m’épanouir, pire, une perte de temps ! Tout ce temps passé à « profiter » avec l’autre, alors que je ne prenais quasiment aucun plaisir à le faire. Engueulades le plus souvent.

 Ennui. Aucune connexion.

Sauf les premiers mois de ma première histoire d’amour. Le sexe n’était pas ailleurs entré en compte, ou bien en été à ses balbutiements.

Autant dire que ça remonte à 10 ans… Ces 10 ans où j’ai été en couple… 10 ans. Maximum 6 mois de célibat. Autant dire qu’il est normal que je sature. Je n’ai connu que la vie avec l’autre. 

Je ne pourrais même pas énoncer tout ce qu’il y a de chiant dans un couple. Vous qui me lisez et êtes en couple, vous le savez. Ces frustrations permanentes sur tout. L’envie de se casser loin et de n’avoir personne qui nous emmerde.

Parce qu’un couple, quand je regarde mes expériences passées, c’est beaucoup de merdes pour pas beaucoup de moments de bonheur.

On me dira « tu n’as pas rencontré le bon » ! Peut être bien oui, certainement.

Mais je ne crois pas que l’autre puisse être le bon. Je ne crois pas en l’âme sœur, les vieilles âmes, les enfants indigos, et la ribambelle de mon cul. Quelle vulgarité.

Je crois juste qu’on est des animaux, et que le sexe a été créé pour que nous soyons attirés les uns envers les autres pour procréer. On me répondra l’homosexualité alors ? Bien-sûr, l’amour existe ! Mais on peut quand même avoir la satisfaction sexuelle sans but de reproduction, ce que font la plupart des animaux par ailleurs.

La sexualité des animaux ! Une observation fascinante pour moi à chaque fois.

Chaque espèce possède ses particularités. Les hommes se battent pour les femmes, ils se pavanent. Certains sont infidèles totalement, mais ce n’est pas une notion d’infidélité ! C’est le but de procréer un maximum pour la survie de l’espèce.

Il y a un couple d’oiseau qui reste fidèle à vie, et qui peut se laisser mourir si son compagnon meurt ! Et hors de question de refaire sa vie !

Il y a ces mantes religieuses qui, pas très religieuses, mangent la tête de leur petit mari sous prétexte qu’il va être nutritif pour sa progéniture.

Et clou du spectacle, un exemple que j’adore… Un poisson des profondeurs ! Le mâle vient s’accoupler dans la femelle, puis, il y reste. Elle vogue donc tranquillement parmi les vagues, avec le reste putride du cadavre du mari qui se décompose.

La nature est magnifique et ne connaît pas les lois que nous avons ! 😀

Bref. En creusant plus profondément, j’ai découvert que je ne voulais plus m’afficher de manière « naturelle » devant un homme. Ou du moins, pas longtemps.

Je me suis rendue compte que seulement dans ma première relation, je pouvais être qui j’étais. Pas maquillée, pas coiffée, mal habillée. Je me sentais moi à 100 %. Je me sentais belle avec des yeux de l’amour. Désirable.

Naturelle, surtout.

Alors bien-sûr, je me pomponnais à l’époque ! Mais mon petit ami me disait qu’il s’en foutait plus ou moins et je le voyais bien. Il aimait par dessus tout mon caractère.

Bien-sûr que je ne suis pas repoussante, et lui non plus. Mais on ne correspond pas aux normes de mannequinat il me semble.

Je n’ai quasiment plus retrouvé ça. Le porno, la société, tout a été déformé. Même moi qui n’étais pas très portée sur le physique, je ne suis attirée que par des éphèbes.

Et encore, je mens ? En ce moment je ressens une attirance pour un homme plus âgé de 16 ans que moi. On partage quelques passions en commun, je le trouve drôle et mignon ! Pourtant il a son ventre bien rebondi de la quarantaine, les dents abîmées par la cigarette et l’alcool, ses rides…

Je me suis surprise à m’imaginer à ses côtés ! En plus, il a une femme, et cette femme est une grande copine !

Ils n’ont pas d’enfants. Parfait !

Ah ah ah.

En fait, c’est triste à mourir ce scénario. Tellement classique. Sa femme plus âgée que moins, moins attirante certainement et surtout défraîchie, un peu plus vieille que lui. Mais elle a toujours été à ses côtés, elle est forte, aimante. Lui aussi !

Mais mais, la petite jeunette passe par-là, l’appétit de l’homme se déclenche, la petite jeunette trouve en lui un homme « viril », un « vécu » et aussi une ancienne conception du sexe et de l’amour, pas vraiment ternie par la société d’aujourd’hui.

Alors quoi, je me fous au milieu, juste pour une partie de jambes en l’air ? Pour vivre avec lui ? Peut être que cet homme, je ne l’aimerai pas, et inversement. Seulement une petite histoire infidèle. Je sais qu’il y pense aussi. Pas besoin de parler pour ça. Elle, elle le supporte, comme il est, avec plein de ses défauts, mais je le vois dans leurs yeux : ils s’aiment ! Je crois ?

Par respect pour lui, et surtout pour elle, et je crois aussi pour moi, je peux me refroidir et ne pas me laisser guider par mes appétits.

En plus, je ne me laisse plus tenter par les sirènes de l’amour. Je sais ce que c’est, les papillons du début, la beauté d’une relation, la fascination mutuelle.

Et hop, c’est comme ça que je me suis retrouvée maintes fois en couple, à attendre que l’homme à côté de moi montre qu’il est heureux de l’être juste par ma présence.

En fait profondément, ce qui me pose un problème dans mon couple, et pour mes futurs enfants, c’est moi.

Je rencontre en ce moment un tas de gars mignons, adorables, différents, qui se laissent charmer rapidement et qui veulent se mettre en couple, des enfants, un mariage alors qu’ils me connaissent à peine !

Ce sont des gars qui recherchent la tendresse, l’amour, un rythme familial. Eux, ils ont connu ça dans leur vie. Pas moi. Ici c’est le chaos. Ce n’est pas pour me vanter, j’en ai rien à foutre, je ne vous connais pas. Mais ces gars là sont souvent très mignons, plein de qualités, et intelligents. Ils sont demandeurs : tellement difficile je crois de trouver une fille avec un brin de cervelle et de la joie de vivre !

Je vis avec ma mère qui est devenue un ours et qui se désole que je suive son chemin pour les hommes. Je n’ai pas encore 28 ans et me voilà à me conforter tous les jours que je n’en veux plus en couple, et encore moins des enfants.

La peur est je crois en dessous de tous nos problèmes.

Ma plus grande peur est je crois de ne pas être aimée pour ce que je suis. Faudrait-il encore que je m’aime comme je suis.

Ils me répètent tous que je suis parfaite comme je suis, je m’en fiche royalement. J’imagine plus tard cette petite jeunette mignonnette qui passera devant lui. Et puis moi, adorant les plus jeunes aussi.

La fidélité, je n’y crois pas, je me demande si l’on est pas tous polygame, la jalousie, l’amour, l’amitié…

Je ne comprends plus rien. Je n’ai plus envie de comprendre. Les marques d’affections amicales d’un ami commencent à m’énerver royalement.

D’un côté, je crie : foutez-moi la paix ! Et de l’autre je cherche à charmer chaque homme qui passe à ma portée. Et je me revendique inaccessible : bingo ! Tout ce qui est inaccessible, mystérieux, et qui ne montre aucun intéret à la personne gagne en puissance de sexytude !

Je me dis qu’ils ne peuvent que m’apercevoir, tel un papillon de nuit (on m’a dit ça un jour il y a 3 ans), qui laisse sa traînée de poudre. Traînée ? Hi hi.

Pas le temps d’être jugée, de décevoir. Faire briller leurs yeux, leurs coeurs, leurs corps, encore et encore. Les laisser dans l’illusion de ce qu’ils croient que je suis. Par ailleurs, je raconte de moins en moins ma vie. Je n’ai plus besoin d’afficher mes réussites pour me donner une identité.

Peur d’être déçue par eux aussi. De ne plus ressentir d’attirance sexuelle. Je vois le couple comme la mort de la libido. Il n’y a pas un moment où j’ai su faire redémarrer ma libido. Il y a un tas de recettes sur internet, et allez, on achète des godes, des sous-vêtements affriolants, on change d’endroits, etc.

Ben ça, ça me saoule. Devoir perdre mon temps à constamment attiser le désir alors que je n’ai qu’une envie : profiter de la vie, mes passions, des gens que j’aime.

J’ai peur de donner ce temps comme une chose inutile qui ne me fait pas vibrer. Du moins, pas sur la longueur.

On s’endort en couple. On pense l’autre acquis. On prend des kilos, on voit moins ses amis, on n’a plus de temps pour ses passions, on choisit un boulot qu’on aime pas pour profiter de regarder les infos à 20h avec son homme fatigué. Et encore pire…

Les enfants ! Ces suceurs de moelle qui vous prendront tout votre temps, votre argent, et qui vous balanceront à la gueule sans cesse vos défauts. Fini les grass’ mat, fini tout ! Toute la vie d’avant eux, le reste d’insouciance qui nous restait.

Alors je regardais cette grosse vache mal coiffée et mal habillée au supermarché. Voilà comment je serai moi aussi si j’avais fait 3 gamins comme elle avait devant elle. Je voyais dans les yeux de son petit tout l’amour qu’il portait à sa mère, et inversement.

Alors, juste pour ces rares instants, on accepte de se délaisser complètement ?

En écrivant ça, je me dis  » bien-sûr que oui « . Puis quand je vois les parents qui divorcent, ne baisent plus, prennent des cachets pour dépressions, stress, qui ne sont que des vaches laitières entièrement dédiées à la prolongation de la race humaine que je respecte que très peu…

Ca me dégoûte. Alors, j’ai peur de quoi là ?

Peur de ne pas assurer. Peur qu’on m’enlève ce que j’aime alors que j’estime qu’on me l’enlève déjà par le travail et par m’assumer. Si vivre chez sa mère, c’est s’assumer par ailleurs.

Peur de refiler à mes gamins mon hypersensibilité, ma douance, ma bipolarité. Maman ne se lèvera pas tous les jours, si un jour elle ne se suicide pas parce qu’elle en a marre aussi. Et oui, il ne faut pas l’oublier. Pas besoin d’être bipolaire pour se suicider. Mais si on trouve pas de solutions, d’aides autour de nous, certains choisissent cette voie.

J’ai longtemps eu l’impression de dédier ma vie aux autres, de vouloir les rendre heureux. Je continue. D’essayer de plaire à tout le monde. Ça ne marche pas, évidemment, je ne suis pas Dieu hein, chacun est responsable de son bonheur.

Alors j’ai inversé cette manière de penser, à l’extrême. Je ne m’occupe plus de personne, et d’ailleurs, ça me saoule. Qu’on me vole mes petits instants de tranquillité. Comme ma mère d’ailleurs, qui me fait comprendre tous les jours ce schéma.

Mais je ne crois pas qu’elle nous ait regretté un instant de sa vie. On est tatoués sur son bras avec mon frère. Elle pleure quand je rentre à la maison quand je rentre d’une saison de plus de 2 mois. Elle s’inquiète. Elle s’illumine quand on est là.

Moi, j’ai peur de les détester. Avant je disais « je les aime déjà ». Maintenant je me dis « putain, qu’ils n’arrivent pas !! ». Je me vois faire le baby blues dès qu’il est sorti de mon vagin (ou par le dos parce qu’il est trop gros pour passer sa tête) avec mes cicatrices et mon vagin qui sera dilaté : le mari sera content, et moi aussi.

Je me vois regretter dès que je grossis, les vergetures, les hémorroïdes, les nausées, etc. et ne plus pouvoir me dire en nettoyant leurs merdes et supporter leurs pleurs « mon dieu, pour les quelques instants d’amour dans leurs yeux ! »

Je me vois me priver d’argent. Je ne suis pas matérialiste. Mais je n’ai jamais eu ce que je voulais vraiment, je suis tout le temps à découvert, à la merci de ma mère qui me donne heureusement cet argent.

J’ai envie que cet argent me fasse voyager, manger au restaurant, que sais-je.

Il n’est pas exclu qu’en couple ou avec des enfants je ne puisse pas le faire.

Y en a qui sont heureux, je suis sûre.

En fait, non, je ne vois que le malheur, la lassitude de leur couple, malgré tout l’amour qu’ils se portent.

J’ai peur de moi au fond. De ce que je suis physiquement et mentalement. Je dis souvent « je ne veux pas leur faire vivre ça » en parlant d’un homme ou d’hypothétiques enfants.

Si jamais quelqu’un répond à cet article, il me dira que oui, tous ces efforts valent ces rares instants d’amours profonds. Que je rencontrerai l’homme en or. Que mes enfants seront merveilleux tellement je les aime. Que ce sera une vie différente, mais une vie riche.

Tout peut être vrai. Mais je me prends déjà assez la tête toute seule, je n’arrive déjà pas à me cadrer dans ma vie d’autonomie, mon travail, mes passions. Alors un couple, des enfants…

Je crois juste qu’il faut être réaliste.

Ce n’est pas moi qui décide en réalité. Un jour, peut être, maman sera grand-mère et papa un papi, et mon frère tonton.

Et je serai mariée avec 8 gosses, habitant en Australie.

Qui sait ? Personne.

Peut être que beaucoup de femmes se posent cette question : couple, pas couple ? Enfants, pas enfants ?

Certaines sont détruites d’être stériles, de ne pas pouvoir adopter, ou bien simplement de ne pas réussir à être fécondée, quand elles ne font pas de fausse couche…

Je ne vais pas m’empêcher de penser tout ce que je pense. C’est comme si je faisais la grève de la faim parce que la moitié de la planète crève de faim.

Enfin, on dirait que je vois la vie en noir.

Mais…. Comme dirait Edith Piaf dans sa fameuse chanson :

 » Quuuuand il me prend dans ses bras, qu’il me parle tout bas, je vois la vie en rose… ‘ »

L.

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3 réflexions sur “Pourquoi je ne veux pas être en couple. Et pas d’enfants.

  1. Je répond à cet article, et c’est pas avec un « oui »… :/
    J’ai trouvé cet article très intéressant à lire, peut être parce que dans certains paragraphe je retrouvais certaines de mes inquiétudes (bien joué google, quelques mots clefs, et voilà)… peut être aussi parce que mon empathie fait encore des siennes (je lui dit de se taire, mais elle ne m’écoute pas)

    Enfin bon, je n’ai pas grand chose à répondre en faite, pas de réponse toute faite… la seule chose que je ressens après cette lecture, c’est un profond respect pour le fait de vivre avec tout ça, toute ces peurs, ces questions, ces inquiétudes… Je me demande moi même parfois comment je fait pour continuer… (enfin je m’estime surtout chanceux d’avoir trouvé ma compagne qui est surement la seule chose qui me permet de ne pas partir à la dérive…)
    Et même avec ça, je me pose toujours beaucoup trop de questions, je sais pas si je tiendrais encore longtemps…
    En faite c’est con mais ton récit me fait un certains biens, dans les choses où je me retrouve, et de l’autre m’inquiète quand à mon avenir…

    Enfin bon, qu’est ce que je voulais dire… oui… je comprend peut être un peu ton raisonnement,

    Cette société nous apprend dès tout petit que la réussite c’est d’être diplômé, avoir un travail, être en couple et pour au final avoir des enfants.

    Mais non c’est des conneries, chacun à son « rôle » à trouver, son objectif, ensuite on fait avec ce qu’on a, et on trace son chemin comme on peux…

    Vivre avec soi même n’est malheureusement pas une chose donné à tous, et apprendre à se connaitre, subsister avec ce poids et mieux, réussir à le partager, je pense que c’est déjà une très belle réussite en soi

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  2. Pingback: Ok. OK. J’aurais peut être un couple. Et des enfants. | Blog d'une bipolaire, surdouée et d'un schizophrène

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