Il m’énerve parce qu’il me ressemble trop. Un ami trop collant.

Yo !

Une nouvelle personne est entrée dans ma vie il y a d’ici 2 mois, à mon travail. NB : mon travail c’est d’enchaîner les saisons en hôtellerie-restauration.

Il était nouveau, newbie. J’adore m’occuper des nouveaux ! Alors qu’en général, ils se font scruter, juger directement, qu’on leur met des bâtons dans les roues, maman (ou tata) est là ! Peut être le fais-je parce que moi aussi, j’aimerai qu’on m’accueille de cette manière. On l’a déjà fait et c’est vrai que c’est très agréable.

Je l’ai recueillie tel un oiseau blessé, pourtant, j’ai l’habitude des oiseaux. Ah ah. Qu’est-ce que je suis drôle. Je dis que l’essentiel c’est de se faire rire soi-même !

Non j’ai l’habitude de m’occuper de ces nouveaux, dont j’ai par ailleurs très envie de m’en faire des alliés. Je l’ai donc entraîné dans ma chambre ( non ! c’est un ami ! pas de cochonneries ! ) pour fumer la clope et discuter de son premier jour et lui filer mes astuces. D’autant que la structure dans laquelle je travaille est très spéciale et ressemble à un gigantesque panier à crabe.

Tout de suite il m’a dit :  » je voulais déjà repartir dans le train ! j’ai hésité !  » puis d’enchaîner  » heureusement que tu es là, je serai déjà reparti sinon « . Sans fausse modestie, on me dit souvent que je suis en sorte un port d’amarrage et que, dommage que je ne sois pas arrivée avant ! I know, i’m sexy and I know It.

Et puis, au bout de 10 minutes de conversation, il me livre toute son histoire personnelle, dans les moindres détails, ses secrets les plus intimes jamais dévoilés. Là aussi, aucune fausse modestie, ça m’arrive souvent. Les gens doivent sentir que je n’ai aucun jugement et que le secret sera tapi au fond de moi, bien gardé.

Par ailleurs, avant où je sortais mes tripes entièrement dans tous ses recoins, permettant au premier malveillant venu de me manipuler, je ne dis plus rien. J’écoute. Ce présupposé ami, pote, ne sait en réalité quasi rien de moi. Ce que j’ai bien voulu dévoiler n’a presque aucun impact sur mon anonymat. Il ne connaît pas ce blog, et j’espère qu’il ne le connaîtra pas. Sinon, j’assumerai, tant pis.

Et là, premier faux pas. Enfin, heureusement qu’il me l’a dit.  » Je suis dépendant affectivement, j’ai besoin de beaucoup d’attention « .

Mon poil se hérisse et la sirène de pompier gronde dans ma tête : ALERTE, ALERTE, ALERTE. En effet, il m’arrivait avant de faire confiance directement, de faire entrer les gens trop vite dans ma vie, que ce soit mon psychisme ou bien la porte de ma maison, et ça s’est toujours mal fini. Mon fonctionnement : j’aime les relations fusionnelles au début, puis après ça me gave assez rapidement, et j’envoie péter. Donc je me suis dit qu’avec ce spécimen, j’allais y aller mollo.

Je ne sais plus ce que j’ai répondu. Au fur et à mesure des jours, il me collait au travail. Là, j’accepte, je l’ai toujours fait avec mes nouveaux poussins. Puis il a commencé à réclamer : ce soir, clope ? Ehhhh non, début des mensonges, ce soir je suis fatiguée. Traduisez : ce soir je passe la soirée à pas dormir avec un beaugosse. Non, je ne suis pas une assoiffée de sexe ! Bon ok, si. Je suis célibataire ! Oh et puis merde pas besoin de me justifier. En plus, vous ne me connaissez pas. Tant mieux !

Ah oui nouveauté, je commence les mensonges. Pendant des années, j’ai été incapable de mentir, même sur des petites choses. Depuis que j’ai commencé sur ces petites choses, la vie est plus agréable pour moi, mais aussi pour les autres !

Comme ça personne n’est vexé, je m’envoie en l’air tranquille, je ne partage pas ma vie intime avec lui, et on ira fumer une clope quand je daignerai lâcher mon activité nocturne.

Puis j’ai dû m’en aller de cette structure de travail avant mon ami. Mon pote. Je ne l’appelle pas mon ami. Toute ma vie a été une question de ne pas mettre de barrières. Là, j’en mets, et récemment je lui ai dit qu’avant d’être un ami, il faudra loooooonnngtempppps avant que je décide d’apposer mon tampon « validé ». Il s’est vexé, mais je m’en fous, je préfère être claire. Là aussi, je progresse, j’arrive à dire ce que je pense sans avoir peur de vexer, et au fur et à mesure je le fais pas trop mal.

Durant mes 2 semaines dans mon autre boulot, les gens avec qui j’étais très proche à ce travail n’ont pas eu de nouvelles. Franchement ? Simplement, je n’avais pas envie. Je voulais vivre mon expérience à fond, seule.

A mon retour dans ma petite maison, on a commencé à s’appeler. Nous étions passé d’une relation sympa, de confiance, à un appel de 3 heures par jour. Sur le coup, ça m’allait. D’entrée je lui ai dit qu’il possédait 2 qualités dont je me méfie comme la peste : gentillesse et intelligence. Ce pourrait être un parfait manipulateur. Mais plus pour moi, je repère à 10 000. On s’est appelé comme ça pendant deux semaines, à tel point que j’avais vraiment hâte de le retrouver dans la vie réelle.

On s’était fait des plans sur la comète ! Il me proposait un contrat mieux rémunéré, on aurait été en colocation… Puis je suis revenue à moi, et j’ai tout envoyé bouler. Non, je retourne dans ma structure. Puis l’idée de cette colocation soudaine m’a finalement déplu.

Honnêtement ? Il n’y a aucune ambiguïté entre nous deux. Enfin moi, je l’ai passé direct dans la friend zone sans passer par la case départ. Si j’écartais les cuisses je suppose qu’il n’y aurait pas de problèmes, mais je ne sens pas une envie pressante de sa part de tenter ce côté ou bien de me demander en mariage. Je viens de l’avoir au téléphone, et comme on parlait d’amitié homme/fille je lui ai dit :  » si on devient ami toute notre vie, et que jamais tu ne me proposes qu’on couche ensemble ou qu’on se marie, tu seras bien la seule exception qui confirme la règle ! « .

Donc c’est un rapprochement possessif d’un dépendant affectif. Il veut m’avoir pour lui, tout le temps. Comme j’ai déjà connu par mon passé, et comme je connais encore aujourd’hui sauf que =====> je précise que je n’ai pas envie, ou autre chose à faire à mes amis.

Et là, j’ai fait l’erreur. Ou alors, justement, la bonne chose à faire. Il n’habite pas dans la même ville, mais faisait des aller-retour tous les jours. Ça se passait super bien ! Puis je lui ai dit qu’on avait qu’à faire une semi-colocation comme ça, ça lui éviterait de faire les allers-retours et puis qu’on passe tout notre temps ensemble et que ça se passe bien.

Il a menti. Je lui ai dit ma difficulté de prioriser d’abord le travail, à la fête, aux sorties, aux plaisirs. Je lui ai énoncé mes objectifs. Il m’a dit « je te coacherai sur ton boulot, ton sport, ton chant « . Au bout de 4 jours, j’ai compris qu’il n’était pas dans le même rythme et que ce n’était que du vent. Un matin, en changeant la litière de mes chats, je lui ai dit de partir. Que j’avais besoin d’être seule pour travailler. Il l’a un peu mal pris, mais : je m’en fous ! Et je lui ai bien expliqué gentiment.

De plus, j’ai fait une chose horrible. Je l’ai fait dormir dans mon lit. Enfin, il s’est incrusté dans mon lit, et je n’ai pas dit non, alors que tout mon être essaie de rejeter ce virus. Sous prétexte que MONSIEUR ne tentera rien, je le laisse. C’est vrai, il est correct. MAIS je déteste dormir avec quelqu’un. Tous mes ex vous le confirmeront : en général, je finis seule à dormir sur le canapé en râlant en les insultant silencieusement de m’empêcher de dormir.

J’aurais très bien pu aller dormir sur mon clic-clac, mais il n’est plus dans ma chambre. Et l’idée de me réveiller à 5 heures du matin par ma mère ne me réjouit point. Et celui de l’envoyer lui ne réjouit point ma mère.

Puis, ce temps de colocation j’ai pu m’apercevoir. Il m’énerve. Du matin au soir, du soir au matin. En général, j’ai appris que dans la vie, ce qui nous énerve chez les autres, ce sont nos défauts. Ça se vérifie souvent. Pas à 100 %, mais souvent.

  • Il parle beaucoup. Moi aussi. Mais lui plus que moi. Et il me dit que c’est le contraire ! Alors il me saoule, j’aimerai juste qu’il se taise et qu’on profite du moment.
  • Il est cérébral. Moi aussi. Donc il passe son temps à aborder des sujets métaphysiques, et ça me saoule encore une fois, je veux m’ancrer dans mon corps et plus dans ma tête. Un peu ça va, trop, non merci.
  • Il me taquine ! C’est horrible ! Dans ma vie, il n’y a que moi qui ait le droit de taquiner. Ah ah ah ! Il me saoule, il me taquine toute la journée alors que je lui dis que ça me saoule !!!!! Il continue en rigolant !
  • Il parle de cul. Moi aussi. D’ailleurs, je suis souvent initiatrice de ce genre de sujets. Mais en fait, au bout d’un moment, je suis mal à l’aise, parce que je n’ai pas du tout envie de le séduire et je n’arrive pas à lui trouver un quelconque intérêt physique que je peux trouver chez n’importe quel homme. C’est affreux. Je me demande s’il ne m’énerve pas parce que j’ai zéro attirance pointée sur lui. Pourtant, il est loin d’être moche, et il m’ait déjà arrivée de trouver du charme à beaucoup de mes amis ne correspondant pas à mes critères physiques.
  • Il m’interrompt. Tout le temps. Trop vite. Alors oui, j’interromps les gens, MAIS je leur dit et je leur demande si je peux les interrompre, je réduis mon temps de parole, puis je les replace dans leur conversation à l’endroit exact où je l’ai ai interrompu. Lui, je ne peux pas dire 2 mots, qu’il est déjà parti sur le moi moi moi. Je lui crie à chaque fois : mais ne m’interromps pas ! Il se calme, mais je sais qu’après il n’écoute rien, comme s’il s’en foutait.

—- Petit interlude, il vient de m’envoyer  » courage pépette pour ton travail  » (je dois apprendre des connaissances au lieu d’écrire sur le blog). On vient à peine de s’avoir au téléphone pendant 30 minutes. — Il m’énerve.

  • Il me paye tout. Tout tout tout. C’est bien, me direz-vous ? Eh bien non, ça m’énerve. On va au restaurant, boire un coup, acheter des bricoles, au cinéma, en voyage.. IL PAYE TOUT. Et je ne lui demande rien. Alors ça, ça m’est jamais arrivé parce que j’ai jamais d’argent. En fait, j’ai l’impression qu’il achète mon amitié, dans tous les sens du terme. Je n’ai qu’à dire « je veux ça! » et hop, je l’ai. Je sais qu’il va finir par me payer des chaussures à 300 balles, il l’a fait pour une amie à lui…. Je ne veux pas !
  • Il est toujours là pour moi. Je ne suis (plus) toujours là pour mes amis. Avant, je faisais toujours passer mon bien-être pour les autres. Maintenant, c’est à peine si j’ai envie de les aider. Je n’y arrive que très peu, étant donné que mon stock d’énergie est faible, je le concentre sur moi. Je répondrai mais je n’irai plus écouter à 2 heures du matin les pleurs de la copine qui s’est séparés de son copain, alors que le lendemain j’ai un oral de concours à 8 heures. Oui, je l’ai fait. Il est toujours prêt à m’aider, tel un serviteur.
  • Horrible ! Il veut me « protéger » !  » t’inquiète je suis là pour toi  » ! Mais non, laisse-moi tranquille !
  • Il m’appelle pépette. C’est de ma faute. Ça me sort des yeux. Je donne des surnoms assez rapidement, je crois que je lui en ai donné un lambda pendant le boulot, ce qui lui a fait pousser des ailes. Puis il s’est mis en tête de m’en trouver un et de le garder. Donc il emploie pépette à toutes les sauces, tout le temps, pour signifier notre degré d’intimité. Je suis SA pépette. Quelle horreur.
  • Il m’inonde de sms. Je réponds 1 fois sur 3, quand j’ai envie, ou alors évasivement. Tous les soirs, je reçois un message  » bonne nuit ma pepette ». Non, non, non s’il te plaît. Stop.
  • Il se fait des compliments toute la journée, parce qu’il n’a pas confiance en lui. Il me dit  » je trouve que ma montre me va super bien, qu’en penses-tu ? ». Je regarde la montre. Une montre, c’est une montre. Je n’ai aucun compas dans l’œil pour l’esthétique d’une montre.
  • Je suis fière des atouts qu’on me donne, par exemple mes yeux. Lui aussi, on lui dit. Mais j’ai beau le regarder, ses yeux me renvoie une banalité affligeante. Et il a la même impression dans le sens inverse, je le sais. Tant mieux, quelque part. Donc j’entends toute la journée « j’ai des magnifiques jambes! ». Et moi, je vois deux cuisses de sauterelle. Je suis donc comme lui, par contre, pas tous les jours, pas toute la journée, et en fait, pas souvent.
  • Je lui programme sa journée. Il recherche une femme avec fort caractère pour compenser son faible caractère. Alors oui, je l’ai toujours fait, pour mes ex aussi. JE NE SUPPORTE PLUS. J’ai envie de lui envoyer ma lampe à la gueule. Sans moi, qu’est-ce qu’il fait ? Il reste devant son ordinateur toute la journée. POINT.
  • Il m’impose ses conseils. Je n’ai rien demandé ! Je l’ai souvent, souvent fait et je le fais encore. Je déteste qu’on me dise ce que j’ai à faire. Maintenant, de mon côté, je ne conseille plus, sauf quand on me le demande. Et si je vois que la personne s’énerve comme moi, alors je ne dis rien. Personne s’est énervé par ailleurs.
  • Il est sans cesse en quête de mon approbation sur ses qualités physiques et morales. Alors physiquement, en général, je ne réponds rien. Puis moralement, je ne réponds rien non plus. Je suis en train de faire un portrait de lui horrifique sur mon blog comme si c’était la personne la plus mauvaise de la terre. J’en ai presque honte.
  • Il est persuadé d’avoir raison contre moi. Il s’avère que je ne parle que quand j’ai raison, quand je sais que c’est démontrable par une recherche internet. Ça, beaucoup de personnes le font. Parler et dire de la merde. Non, moi j’ai besoin de toujours vérifier. Alors de mon côté, je précise toujours si je suis sûre de la donnée ou non. Et donc, il tient tête alors que je sais pertinemment qu’il a tort, jusqu’à que je lui foute son nez dans la merde.
  • Il comprend pas toujours mon humour. Moi non plus. Je pense qu’il se vexe, il pense que je me vexe. Apparemment, aucun des deux n’est vexé.
  • Il se répète. Tout le temps. Apparemment, moi aussi. Mais je suis sûre que moins.
  • Il me renvoie à la gueule toutes les petites phrases que je lui ai dites. Moi aussi.

Bref. Objectivement, il est grand blond aux yeux bleu, juste mon fantasme. Mais il ne me plaît pas du tout, et j’arrive pas à lui trouver le moindre charme. Mais je sais qu’il plaît sans souci !

Objectivement, ce doit être le mec le plus gentil et généreux de la terre. Un ami génial, et certainement quelqu’un en couple d’adorable.

Il a cette faculté de caméléon : devenir la personne qu’il a en face de lui.

….

..

.

Un jour, il s’est amusé à devenir moi, le temps d’un voyage en voiture de 5 minutes. Il m’a complètement déprimé. Personne n’a réussi aussi bien à me refaire que lui !

Je me suis trouvée vulgaire. Pas drôle. Autoritaire. Chiante. Dédaigneuse. Puis sur la fin, quand même un peu drôle, ouf.

Je me suis demandée pourquoi les gens m’aimaient autant. C’est que je dois le faire d’une manière où l’on pressens que c’est du faux. Mais y a vraiment des gens qui me détestent. Je comprends pourquoi.

Objectivement, je crois que c’est un mec sympa, qui a beaucoup manqué d’amour, qu’il le sait, et qui du coup aspire la personne.

Du coup, ce côté où « je ferai tout pour toi » ou alors je te colle 24h/24h histoire qu’on fusionne ensemble comme dans Dragon Ball Z m’exaspère. On se ressemble dans beaucoup de comportements positifs quand même. Mais la similitude ne me plaît guère, en fait.

Alors, au désespoir, j’ai essayé de réfléchir et de demander conseil à ma mère et mon frère. Je crois que je l’aime bien. Enfin, quand je lis ça, j’en suis plus si sûre. J’ai l’impression que c’est mon chien. Et qu’il aime sa position de toutou. Et qu’au plus il va me donner, si j’acceptais, au plus il me donnerait. Tout, tout tout.

Je suis par nature indépendante. Y a beaucoup de personnes qui ont tenté la fusion avec moi. Ça s’est toujours mal fini. Il peut m’arriver de pas donner de nouvelles pendant longtemps. Les textos me gonflent, sans parler des appels téléphoniques. Désormais que je ne suis plus en couple, je comptais profiter de ma vie d’égoïste pleinement. Et là, je me retrouve à être en couple, sans le seul avantage probant pour moi : le sexe.

Je fais tout pareil sinon. Je le vois assez fier de me présenter à tout le monde par ailleurs. Ça m’énerve.

J’ai cherché l’explication, ou les explications.

Je n’ai moi-même pas reçu beaucoup d’amour. Mais à l’inverse, en recevoir m’a été difficile à accepter, et à donner aussi. Alors avec le temps, je me suis habituée, merci les amis, les chéris, puis ma famille qui s’y est enfin mis une fois que ma bipolarité a éclaté au grand jour.

Mais là euh, trop c’est trop. Il me semble que les gens n’aiment pas les gens collants dans leur couple. C’est vrai pour ma part déjà, mais, un peu quand même. Puis après, j’ai du sexe. Mais rooooh !

Donc, du jour au lendemain, je ne l’ai plus vu. Ça fait 2 semaines. Je ne l’ai pas eu au téléphone aussi, sauf aujourd’hui. Ça m’a coûté, je vous jure. Il m’arrive de ne pas répondre d’une journée au sms. Il me rappelle sans cesse pour qu’on se voie, qu’on aille au ciné, à la plage, comme je lui ai dit. On peut faire plein de choses sympas, on a plein de points en commun puis il n’est contraignant en rien.

Ma mère me dit que c’est parce que je lui trouve aucun charme. Elle gagne un point. Putain, qu’est-ce que je suis superficielle au fond. Mais aussi, je pense qu’il m’étouffe. Il est aux antipodes de ce que j’aime chez un garçon.

Il est dépendant. N’a pas de personnalité, et ne cherche pas à en avoir, préfère se faire mener.

En qualités, il est intelligent, volontaire, très bon travailleur, etc. etc. ce sont pourtant des qualités que j’apprécie.

Il faut que je lui dise, qu’il me saoule. Mais je ne peux pas lui demander de changer ! Mais d’être moins collant. Et en bon petit toutou, il va tenter d’être moins collant et réussir, mais il va transpirer la collitude par toutes ses pores de sa peau. Il va gluer, suinter.

En fait, il me réclame. Voilà. On ne me réclame pas. Madame princesse, à l’image de ses chats, donne, puis se casse quand elle a eu ses câlins. Puis quand on vient lui en demander à un moment qu’elle juge inopportun, elle grogne.

Je pense qu’il saoule pas mal de monde. Ça me rassure. Il n’arrête pas de me répéter que s’il vient cet été avec moi dans le même travail, c’est parce que je suis là. Son confort, sa bouée sur laquelle il se raccroche. J’ai juste envie de le laisser se noyer. Par ailleurs, je lui ai dit  » hors de question que tu sois avec moi tout le temps.  » Je vais déjà travailler toute la journée avec lui, et dieu sait que j’aime dans un groupe aller papillonner à droite à gauche. Je peux me concentrer quelques heures sur une personne, puis je me barre.

Il m’a rappelé qu’on doit faire une colocation, là-bas, dans notre nouvelle future saison. Alors j’ai dit oui. Puis non. Puis oui. Il m’a dit qu’il ne prenait plus pour argent comptant ce que je disais. Il fait bien.

On est tous obligés de faire de la colocation là-bas. Le risque de se retrouver avec un colocataire irrespectueux, jalouse (pour ma part) est très grand. Alors que nous, on se connaît, on est là pour bosser, je peux faire du bruit et il dort, et puis, il ne me dira jamais rien. Je pense même que je peux négocier pour avoir la chambre parfois seule… Rohh mais quoi, c’est important !

Mais j’ai peur d’être prise au piège. Je rentre le soir, il est là. On commence à discuter. Tout ce temps où j’aurais pu me bourrer la gueule ou me faire baiser (bon là, je n’ai plus aucun respect pour toi lecteur, j’espère que tu ne me trouves pas vulgaire).

Alors j’ai dit oui, mais je n’arrête pas de lui répéter qu’il ne devra pas me coller. Je pense que je vais accentuer la donne. Et enfin prendre mon courage à deux mains, et lui dire qu’il me saoule, qu’il se trouve des centres d’intérêts seuls, et qu’il aille soigner sa dépendance affective chez un psy.

Et je suis sûre, ça ira mieux entre nous. S’il n’y avait pas eu cette saison cet été ?

Je crois qu’en fait, je ne le verrai presque plus.

Je fais quoi, je fais la lâche et je lui envoie un texto ? Il risque de tomber des nues. Mais par téléphone, je n’ai pas envie de le faire pleurer. Je dis ça, mais il ne pleurera pas. Je vais bien énoncer que c’est ma manière d’être qui ne colle pas à la sienne, et qu’il doit respecter mes limites.

Là, franchement, si vous avez une idée, j’ai besoin d’aide.

L.

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Une réflexion sur “Il m’énerve parce qu’il me ressemble trop. Un ami trop collant.

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