Le pouvoir de l’hypnose. Je suis ma meilleure amie. Ma mère.

Bien le bonjour les amis,

Ces jours-ci j’ai des prises de conscience.

J’écoute de l’hypnose sur Youtube depuis des années je pense. Il y avait des périodes où j’en écoutais tous les soirs. Il m’était impensable de faire sans. Puis après c’est devenu variable, jusqu’à l’oublier. Je laisse mon intuition et mon mental me guider de ce côté-là.

Je suis le genre de fille qui a besoin de tout disséquer, analyser de manière pragmatique avant de croire ce qu’on me propose.

J’ai donc cherché à tout comprendre de l’hypnose. Livres, articles, conseils d’un ami. J’ai fini par saisir un peu le sens. Puis j’ai pratiqué à ma manière.

 

J’ai toujours écrit sur ce blog que j’écrirai un article expliquant le fonctionnement de l’hypnose, de manière pragmatique avec le côté scientifique, les bienfaits, la raison pour laquelle ça marche.

Aujourd’hui, j’ai intégré une phrase que j’entends depuis longtemps. Nous n’avons pas besoin de comprendre pour qu’une chose marche. Prenez exemple de la respiration. Elle fonctionne seule, le corps fonctionne seul, et nous n’avons pas besoin de savoir par quel processus il fonctionne.

Je n’expliquerai pas alors mon expérience avec l’hypnose. Elle est personnelle. L’essentiel est d’y aller à son rythme. J’ai eu beau entendre des phrases pleines de sagesse, tant que mon esprit ne le vit pas, ou ne l’accepte pas, il n’est pas prêt. 

Et puis un jour, ça arrive, cette prise de conscience. Après plusieurs années.

Cette nuit j’ai mal dormi, et très peu. Il faisait chaud, les moustiques m’attaquaient. J’ai bougé dans tous les sens. Mon esprit ruminait sans relâche mes difficultés récentes, mes difficultés actuelles, et mes difficultés à venir.

Je n’ai rien fait pour arrêter cela. Je m’étais fixé comme objectif de faire mes papiers ce matin et de me détendre cette après-midi. En fait j’ai dormi, j’ai déjeuné, j’ai pris une bonne bouche chaude, et je suis allée me mettre cette vidéo d’hypnose. Qui calme l’angoisse et l’anxiété. Je me suis dit que j’allais totalement me laisser aller. Sans jugements. Y croire à fond.

Mon corps est contracté de partout, mon esprit vagabonde, et mon refuge est mon lit pour essayer d’oublier, de ne plus vivre ces étapes où mon esprit me dirige vers les pensées négatives, l’abattement, le pessimisme.

Puis je me suis levée, avec une phrase que j’ai beaucoup entendu. Que j’ai lue. Que j’ai compris, et appliqué. Parfois. Que ferais-je si j’étais ma meilleure amie, ou la mère idéale pour moi ?

Je suis dans le schéma de la personne qui va chouchouter ses proches, les êtres humains en général, puis me faire passer après. Un classique en psychologie.

Alors j’ai agis pour moi comme si j’étais la meilleure personne qui s’occupe d’une personne comme moi.

Je vais parler de moi à la troisième personne, car ça a été un exercice et il faut que je me détache de moi pour vivre pleinement l’expérience.

Je l’ai vue, toute contractée. Fatiguée de ne pas avoir essayé de se calmer hier soir. Elle sait bien pourtant. Elle fume, elle tremble encore plus parce qu’elle boit du café. Elle s’en veut de ne pas s’être levée. Alors qu’elle sait pertinemment que ces papiers à faire son important et que chaque jour qui passe l’enfonce au niveau financier.

Elle a commencé à imaginer son petit-déjeuner idéal. Puis la flegme. Et là, ma meilleure amie et ma mère imaginaires sont intervenues. Non, elles ne me laisseront pas préparer le meilleur déjeuner pour les autres, comme elle fait d’habitude. Elles vont lui montrer que la personne la plus importante, c’est elle. 

Alors minutieusement, le déjeuner s’est fait. Un bon café avec du lait de soja. De l’eau de coco. Un jus d’orange et de citron vert pressé. Un œuf salé avec une biscotte aux 6 céréales. Mes médicaments ajustés à la bonne dose, cette fois-ci. Elle s’était laissé aller ces jours-ci sur ses médicaments.

Ça lui a pris du temps. Mais quand elle le fait avec plaisir pour les autres, cela lui prend du temps aussi. Et elle se régale de les regarder prendre du plaisir, de se sentir si chouchouté. Là il faut que ce soit elle qui ressente ce sentiment, par elle-même. 

Puis toujours en pensant à cette mère et meilleure amie imaginaire, elles me conseillèrent d’aller prendre une douche bien chaude. Histoire de décontracter mes muscles. Elle n’est pas allée jusque gommer ses jambes et se crémer, ni s’habiller, ni se coiffer ni se maquiller. Il y a encore des résistances pour elle. Ne pas s’accorder de se chouchouter parce que ça prend du temps, et elle le fait mécaniquement. Pas grave, petit à petit ça viendra.

Puis elle est descendue et s’est laissée aller à l’expérience de l’hypnose.

Je vous mettrais le lien ci-dessous sans vous expliquer. A vous de vivre l’expérience qui sera différente de la mienne. Seulement si vous le décidez.

Elle a hésité à prendre un petit anxiolytique. Tout petit. Mais non. Elle voulait tester l’expérience, voir si elle arrivait à se calmer sans médicaments, comme toutes ses années. Elle a le temps. Elle est en arrêt maladie. Elle n’a rien d’autre à faire de ses journées de décider ce qu’elle peut faire pour elle. Enfin, depuis ce matin. Sinon c’était angoisser et compter les jours jusque la prochaine difficulté, et ruminer son passé.

Puis elle s’est mis l’hypnose et a laissé son imagination faire le reste.

Cette imagination, aidée par la douce voix de l’hypnose, l’a invité à un voyage intérieur. On lui a demandé d’aller chercher son enfant intérieur, son sage, son lieu de ressource, son trésor enfoui, tout ce qu’elle veut pour aller bien.

Elle a vu un coffre avec un cœur énorme qui vibrait. Elle a tout imaginé. Et elle a pleuré. Première fois que l’hypnose la fait pleurer. Enfin, elle croit. Puis elle s’est levée, toujours intimement persuadée qu’elle a dans son cœur toute sa famille, son enfant, son totem qui veillent sur elle. Qu’elle ne sera jamais seule et qu’elle sera la meilleure personne pour prendre soin d’elle.

A chaque action, chaque pensée, elle va essayer de penser à ce que la personne la plus bienveillante pourrait lui dicter. 

Elle c’est moi. Je suis la première personne à prendre soin de moi. Je ne tremble plus, mon esprit est lavé, je baille, et j’avais vite envie d’écrire. 30 minutes que je me suis accordée.

Je me dis qu’au lieu de mettre mes lunettes noires et de penser que je suis nulle, fatiguée, une flemmarde, de culpabiliser, je peux mettre mes lunettes roses.

Je me repose parce que j’en ai besoin. Peu importe la pression que me mets ma mère. Peu importe les papiers qui s’entassent. Quand j’irai bien, ces choses couleront d’elle-même. Je me lèverai sans me demander à pourquoi je me lève, et je ferai.

Au début, je vais réfléchir je pense. Comme quand on apprend à conduire. Je vais arrêter de me punir inutilement. Parce que c’est ce que je fais. Je vais me poser quelques secondes et me dire « qu’est-ce qui pourrait améliorer ta vie et te rendre heureuse ? »

Jusqu’à que ce réflexe soit acquis, sans que j’y pense. Un retour sur moi-même, sur l’essentiel.

Ce que je veux moi. Ça reviendra. Ça va venir. Je vais trouver.

Je pense que ces prises de conscience ont été faites aussi grâce à l’appel à deux amis hier. Car prendre soin de soi c’est bien, mais accepter l’aide de ses amis et des personnes bienveillantes autour de soi est important. Un psychologue s’il le faut.

Toutes les actions désormais seront poussées vers le bonheur. Il y aura des moments difficiles bien-sûr, et dans ces moments-là j’appelerai toute ma famille intérieure, ma famille extérieure à prendre soin de moi de la meilleure manière qu’il soit.

Pour l’instant mon gros cœur rose vibrant est anesthésié. Je veux de nouveau croire que je tomberai amoureuse. Que j’aurais un enfant. Que ma bipolarité ne m’empêchera pas d’être heureuse. Qu’il y a d’autres issues que se donner la mort.

Je ne veux plus fermer mon cœur. J’ai besoin de me reposer, et je vais prendre le temps qu’il faut. C’est ce que me disent mes amis réels, ma famille, mon ancien travail. Repose-toi. Lâche prise. Vis le moment présent sans jugements.

Je vais aller m’allonger et voir si le sommeil m’accompagne.

Puis tranquillement, j’écouterai ma voix intérieure qui me guidera vers ce qui est bon. Faire mes papiers. Télécharger des musiques sur mon MP3 pour retourner marcher et courir, prendre le soleil. Prendre une feuille et un stylo et marquer mes nouveaux rêves. Comment je peux y arriver. Comment la vie est belle.

Parce que c’est ce que je dirai à la personne que j’aime. Que je serai toujours là pour elle, quoi qu’il arrive, et je lui ferai à manger, je veillerai sur son sommeil, sur son alimentation, sur son physique, sur son mental. Je la pousserai à croire que la vie est belle.

Je vais montrer à mon anxiété, à ce petit enfant intérieur qui a peur l’intérêt de la vie. Parce que si j’ai un enfant, je passerai mon temps à l’éduquer, à le protéger, et à lui montrer combien la vie est belle, malgré les épreuves.

Tendrement,

L.

Hypnose pour calmer l’anxiété

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