J’ai peur de l’amour.

amour

 

Hier soir, incontrôlable.

Je scrutais mon téléphone pour voir s’il ne m’envoyait pas un message. Même anodin. Je pensais à nos courts moments. J’analysais ses phrases et les miennes. Je relisais nos textos. Quelle horreur !

Pour rappel, je suis célibataire depuis maintenant 7 mois. Ce célibat est choisi. Pour la première fois depuis mes 15 ans, je suis restée plus de 6 mois célibataire.

J’avais prévenu ma famille, mes amis, de m’attacher sur une chaise et de me violenter si je semble commencer à réellement à m’intéresser à un garçon.

En réfléchissant, c’est comme si je m’y été attaché directement. Je ne m’entoure que de mâles, qui deviennent souvent mes amis. Je le sais d’entrée de jeu. Je ne fais pas de compromis.

Je suis simple. Je ne recherche ni couple, ni plan Q, ni sex friend. Tu es soit mon ami, soit un garçon avec qui je couche une seule fois (parfois 2 ou 3) que je ne veux pas spécialement revoir. J’appelle ça les one shot.

Alors L. vit avec sa multitude d’amis mâles, et ses one shot. Ce qui me permet à mon avis de pouvoir rester célibataire un moment, car je satisfait mes pulsions, et je peux avoir une vie sociale bien remplie.

En fait, j’aimerai avoir plus d’amies filles. Je n’y arrive pas. Je les trouve connes. C’est vraiment rare quand j’en estime une. Et quand j’en trouve une, elle n’est pas à ma portée. Je me suis toujours sentie mieux avec les garçons. Simple, franche, les mêmes intérêts. 

Ce qui est paradoxal chez moi, c’est cette volonté de tout disséquer, comprendre, raisonner à froid avec mon cœur et étayer mes théories de science. Ainsi, je n’ai pas vraiment de romantisme ni d’espoir sur l’amour. Dans ma tête, tout est catalogué. Comme si je savais exactement pourquoi les gens sont attirés les uns vers les autres. Une histoire d’hormones, de sexe, de ne pas envie d’être seul, de combler nos défauts, de ne pas assumer seul financièrement, de faire des enfants ( parfois je me demande pour quelle raison ? ) etc.

Oui, j’ai une vision de l’amour très triste. Je peux expliquer de long en large pourquoi et comment je suis arrivée à cette conclusion. Mais c’est bien trop long.

Je déteste m’attacher. Mon cœur s’emballe et s’embrase.

Maïdé maïdé je perds le contrôle !

J’ai envie d’écrire des poèmes. De l’avoir tout le temps à mes côtés. De fusionner. C’est donc paradoxal avec mon côté très froid et  » je m’en bats les couilles  » des hommes.

Je réagis toujours de la même manière. Et c’est bien ça qui me fait peur. Cette décharge d’hormones, ces idées sur le futur, ces images que je ressasse, ces projets que je m’invente….

Perdre le contrôle, c’est l’histoire de ma vie. Je ne me remets toujours pas d’avoir perdu le contrôle total dans ma crise maniaque. L’expérience la plus traumatisante de ma vie. 

Ce n’est pas pour rien que des expressions telles que  » je suis fou amoureux  » « l’amour m’a rendu fou » existent. Beaucoup ne s’en remettent jamais. Pour le moment, je suis dans ce cas, à ne pas me remettre de mon premier amour. Datant d’il y a 10 ans exactement.

J’essaie de souffler et de prendre du recul ; mes expériences amoureuses m’ont appris à ne pas me jeter dans la gueule du loup trop rapidement, me laissant charmer par des hommes plus ou moins bien intentionnés.

Ma grand-mère disait qu’on ne peut tenir un couple sur la durée si la personne est du même niveau intellectuel. Je suis plutôt d’accord. Le sexe, la jeunesse, la beauté, tout passe et est éphémère. Mais garder une complicité, une tendresse jusqu’à la fin de sa vie, ça j’y crois.

Bien-sûr rentrent en compte d’autres paramètres.

Là c’est juste mon comportement qui m’inquiète. Il ne correspond pas à mes critères physiques ( grand, blond, aux yeux bleus, et très musclé ! ). Mais il est très grand, bien-sûr 🙂 Il a en fait énormément de charme. Il m’énerve. Je ne sais même pas s’il le sait. Je pense qu’il le sait, même si à mon avis il a peu d’expérience de l’amour et du sexe comparé à moi.

C’est facile je crois avec moi. La gentillesse, la franchise, le trait d’intelligence, le calme, le soutien, la complicité, faire des activités ensemble, et me voilà la plus heureuse.

Je n’admire pas grand-monde. Et là, je me suis mise à l’admirer. Très vite, au travail. Je me sens inférieure. Ça ne m’arrive pas souvent !

La dernière fois que je me suis sentie inférieure, c’était avec mon premier amour. Comme s’il avait plus à m’apprendre, que moi à lui apprendre. Cette position m’énerve. En couple en tout cas. C’est là que le vrai manque de confiance en moi resurgit.

Alors je veux tout savoir, de sa vie, de son raisonnement, de ses passions, et m’y intégrer. Alors que justement ma volonté d’être célibataire, c’est de me construire uniquement moi, de travailler mes passions, et d’apprendre des autres. Ne surtout pas me sentir inférieure dans mon couple.

Je ne suis pas prête à être en couple. Je ne suis pas prête à tomber amoureuse. Je suis terrifiée. Terrifiée parce que j’ai cette croyance profondément ancrée en moi que je ne peux pas être aimée pour ce que je suis.

C’est facile d’aimer quelqu’un pour ses qualités. Je pense pouvoir dire maintenant que j’en ai quelques unes pas trop désagréables.

Mais le reste ? Acceptera-t-il de me voir dormir toute la journée ? De me voir me tourmenter pour rien, mes crises de nerfs, de pleurs peut être parfois ? Mes réactions qui ne rentrent pas dans la norme.

Je sens que déjà j’ai envie de lui plaire. Mais en dehors de mon physique. C’est là qu’interviens le problème. Je me mets une pression. Que penses-t-il de moi ? Quel est son avis sur tel sujet ?

Je retrouve les mêmes sentiments que j’ai eu à l’époque de mon grand amour.

Donc quand je suis avec lui, mes sentiments, c’est n’importe quoi. Comme je ne l’ai pas encore friendzoné, je ne peux pas me montrer à 100 % telle que je suis. Mais j’essaie quand même de ne pas trop être dans la séduction, parce que je ne suis pas au clair avec moi-même.

Et ainsi, comme je ne peux pas être en couple, il ne faut absolument pas que je couche avec lui. Deux cas : c’est bof pour tous les 2, et du coup on se retrouve un peu honteux et on essaie de passer au-dessus. En ami. Ça restera bizarre je pense, puis peu flatteur pour nos ego respectifs.

C’est trop bien le sexe ensemble, ou bien prometteur, du coup c’est la merde. Je ne pourrais pas être une sexe friend. C’est MORT.

Il est aussi libre que moi, même si lui recherche de l’amour, une relation stable. J’aimerai pouvoir faire ça. Mais j’ai peur, de mes réactions, de mes émotions. Et je ne supporte pas de montrer mes faiblesses.

S’il commence à aimer mes faiblesses, alors là, c’est mort. 

La phrase que j’ai écrite à mon premier amour c’est  » avec toi, je me sens moi « . Si je devais définir l’amour, c’est ça. Plus aucun jeu. J’avais l’impression qu’il m’aimait à 100%, autant que je l’aimais à 100%. Mais c’est une histoire qui a pris quelques années, 7 années exactement avant qu’on se rencontre, et même avant qu’on couche ensemble des mois. C’était mon premier en plus !

Alors je crois qu’il faut que je laisse développer tout ça. Et que je me refuse. Parce que si je ne me refuse pas, je le range dans la catégorie des hommes que je n’ai pas envie de revoir.

Mon petit cœur palpite, quelle sensation agréable et dérangeante à la fois ! Je suis très attachée à mes amis, j’adore les voir, les entendre, faire des activités avec eux. Mais là, c’est plus. MORE MORE MORE.

C’est cette sensation aussi qu’il ne me le brisera pas, mon petit cœur. Qu’il passe déjà au-dessus du fait que je couche avec n’importe qui. Qu’il commence à connaître un fonctionnement bizarre : bipolaire et surdouée. Parfois imprévisible, très enthousiaste, puis très calme, trop calme. Avec de grands moments philosophiques, un optimisme aussi grand qu’un pessimisme avéré, cette famille que j’aime mais dont j’ai honte, surtout ma mère. Il me faudra quelqu’un sans jugement.

Mon manque de stabilité. Mes projets qui changent tous les jours. Bref, voici une petite partie de comment je me vois.

C’est drôle, je me réfère parfois aux signes astrologiques. Il possède le même que le garçon avec qui je suis restée 5 ans. Malheureusement avec lui, le couple était inégal, lui me mettait sur un piédestal, moi sous un piédestal, ce qui fait que le sexe est vite devenu un désert aride et que je passais mon temps à lui crier dessus, à rêver qu’il soit un autre.

L’amour fait peur. Car on donne ce qu’on a de plus précieux. Les pensées s’entremêlent, et on a dû mal à se concentrer sur le travail, ses loisirs, ses amis, sa famille pourtant le plus essentiel pour nous !

Je veux rester moi. Mais j’ai envie de le voir. Alors, je vais rester comme ça, à le regarder, et à continuer de l’admirer. Je me fais certainement des fantasmes, ses défauts existent mais j’ai les yeux de l’enchantement, ou bien je n’ai pas passé assez de temps avec lui.

C’est seulement quand on habite avec quelqu’un qu’on sait la personne qu’on a en face.

De mon humble expérience, c’est ce que j’en ai retiré.

Le cerveau aime les belles histoires.

Les garçons m’ont toujours aimé pour ma froideur, ma limite indifférence. Et c’est quand je m’offre, mon petit cœur débordant d’amour, qu’ils pensent que je suis acquises et que leur amour s’en va.

C’est pour cela qu’une relation de couple m’ennuie. Je veux du respect, de l’admiration, et quelqu’un qui me fera me développer dans mes projets.

J’en ferai alors de même. Et surtout, qu’il apprécie la grande sensibilité que j’ai. Je suis sûre que je peux être très romantique.

J’ai peur de l’amour.

L.

 

 

 

 

 

 

 

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