Entretien d’embauche : le jour où j’ai été moi.

trop bow

Yo les copains !

J’arrive à me tenir à un article par jour. Ça mérite un applaudissement général, une hola et tutti quanti !

Je suis un vrai écrivain. Pourquoi ? Parce que je peux écrire sur le vide de mes journées, ou bien écrire un livre sur les deux actions que j’ai faites dans la journée. MOUAHAH.

Si vous suivez le blog, je suis sur 2 pistes d’emplois. Mon compte bancaire est au plus mal. Pourtant j’ai décidé d’arrêter de paraître désespérée aux entretiens d’embauche et de la jouer cool style «  de toute façon si je ne trouve pas on m’attend en saison d’hiver « . Ce qui est vrai. Enfin, j’espère ! 😀

Et donc je travaille ma piste d’emploi depuis 2 semaines.

En fait, j’ai décidé d’être moi, et d’aller observer le travail avant qu’il m’observe. C’est facile, c’est une boutique dans ma ville. J’ai donc usé de mon bagout légendaire qui a fini par faire ses preuves et donc qui m’a mis en confiance pour cet épisode.

Grâce à mes expériences -foireuses- d’entretien et des conseils d’un ami, je retourne la situation. C’est EUX qui ont besoin de moi. Et je leur pose des questions, je les dissèque sans qu’ils s’en rendent compte pour les analyser, et leur faire sentir subtilement qu’en fait, c’est eux qui recherchent, et puis moi… j’ai le choix.

Dans le premier cas, j’ai été remarquée, on m’a fait de la pub et du coup ce monsieur m’appelle. Il m’a appelé hier, je devrais avoir un entretien cette semaine.

Dans l’autre cas, je les travaille psychologiquement. Ah ah. Vu que mon nouveau jeu est d’observer les gens, d’aller violer leur psyché, afin de comprendre comment les autres fonctionnent. Pur jeu créé pour en fait me défendre contre ce monde si dur. 

Je prends alors mon temps. Je discute, je me renseigne, puis j’use de ce que j’ai obtenu comme information.

Hier, j’ai décidé d’être moi.

J’ai peur de mes entretiens d’embauche. Je n’y crois pas, je ne suis pas convaincante.

Alors je me suis présentée à la seconde boutique – ce sont des franchises – avec l’excuse de vouloir observer leur travail et puis qu’ils apprennent à me connaître d’une manière différente.

En gros, en bonne commerciale, j’ai essayé de leur plaire. J’avais déjà les informations qu’il me fallait et l’habitude de faire mon petit poisson malin. Je crois que ça a plutôt bien marché.

Au départ, j’ai été moi. Je suis arrivée, je me suis excusée pour l’intervention de ma mère qui a décidé de me vendre sans mon autorisation, de manière brutale. Comme si j’étais la candidate idéale et qu’ils étaient obligés de m’embaucher. En fait, elle veut juste que je gagne des sous rapidement pour arrêter de me verser de l’argent.

Elle n’a pas tort, au fond.

Donc mes mains tremblaient, j’ai renversé le panneau des prix, j’ai renversé mon thé, j’étais hyper mal à l’aise. 

Puis après face au responsable, et à l’autre, je n’ai pu cacher mon caractère anxieux et nerveux. Je me balance sur la chaise, j’ai dû mal à tenir en place, je me tiens pas droite, quand on me pose une question j’évite de répondre et je retourne à l’envoyeur, je m’essuie le visage parce que j’ai chaud, je m’étire, je me promène, je fais des commentaires… Voilà entre autres un panel de mon professionnalisme.

Donc en fait, je l’ai laissé décrire le poste, et c’est moi qui ait posé les questions, mine de rien, sur sa spécialité. J’ai cerné le besoin chez ce responsable de faire le coq, surtout devant une fille. Rien de mieux que quelques compliments bien placés – et authentiques, toujours – et de me rendre vraiment compte qu’ils cherchent quelqu’un comme moi.

Ils cherchent quelqu’un surtout ayant le sens du contact et de la psychologie, avec du bagout, et avec de l’auto-dérision, capable de faire que les clients ressortent avec un sourire plus grand que quand ils sont rentrés. Capable d’aller loin dans les blagues, d’avoir de la répartie.

C’est ce que je sais le mieux faire de manière naturelle ! AH AH AH.

Je n’ai pas trop insisté sur mon côté responsable, rigoureux, parce qu’il faut que je travaille ces aspects-là. Mais il semble s’en foutre. Attention, c’est un commercial, lui aussi, il joue avec moi.

Après des heures de discussion sur lui, des théories existentielles que je lui glissais, ou des informations inutiles sur moi comme d’avoir 4 chiens, je suis repartie.

En disant que je chiais sur les conventions – après qu’il l’ait avoué pour lui – et que j’ai préféré qu’il voit naturellement qui je suis, avec mes qualités et mes défauts dans l’environnement travail.

Il m’a promis de passer mon C.V à la patronne – qui l’a déjà en réalité, puisque j’ai joué la comédie à l’autre gars de la boutique – et j’attends donc son appel.

Je lui ai montré que toutes les techniques de vente, je les connais, et que je ne suis pas dupe sur ce que je fais, je lui ai dit « voilà, j’essaie de vous mettre dans la poche, simplement ». Son analyse : je suis anxieuse, vite à l’aise et … roublarde. Ah ah ah. Il m’a dit de ne pas le prendre comme un défaut.

Je suis comme lui, je ne vends qu’un produit que j’aime, et j’arrive à « manipuler » les gens parce qu’en majorité qu’ils sont, ils n’ont pas ma capacité de recul. En toute modestie, toujours.

Capable d’user de moyens habiles, sinon peu délicats pour défendre ses intérêts.

Il a je crois aimé mon côté atypique. Je n’ai pas cherché à le cacher non plus. Le poste qu’on me donnera potentiellement n’attend pas non plus de moi énormément de rigueur, je n’ai pas visé trop haut.

Puis selon mes sources, ils n’ont pas des C.V super, convoqué personne en entretien, et c’est vraiment urgent.

J’ai donc les cartes en mains puisque j’ai un autre entretien bientôt, et l’assurance d’avoir au moins une saison cette hiver.

Et au pire, chômage, et je sais où aller pour compléter celui-ci.

Ma qualité alors ? Me faire mon réseau professionnel.

J’ai envie d’avoir ce poste. Confort de vie que je n’ai jamais eu. 35  heures ou 39 heures. Salaire pas très haut mais je pense plus que le SMIC. En tout cas, pour une fois, je vais essayer de négocier.

Après tout, j’ai appris de mes erreurs. Montrer que je suis prête à vendre mon Q pour avoir n’importe quel boulot, me sous-estimer, c’est fini.

Je ne vous dit pas que c’est facile. Je suis à l’aise pour sortir de ma zone de confort, et j’essaie encore et encore. 

Je commence à avoir l’habitude de l’échec, c’est une bonne chose.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Enfin hier.

Je chie quand même allègrement sur mon cerveau qui essaie de me faire tomber amoureuse uniquement pour que je finisse par reproduire mon espèce. Je me calme au fur et à mesure des jours. Je ne me laisserai pas faire !

Des bisous,

L.

 

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