Je suis surdouée… Et j’écoute de la merde.

musique

 

Bonjour bonjour !

Tout est dit dans le titre. Mon rapport à la musique.

Je me suis enfin décidée à faire quelque chose de ma journéemis à part avoir écrit l’article en dessous -.

Et manger 500 ml de glace et appeler un ami, c’est pas mal d’activités quand même !

J’ai un rapport compliqué à la musique. Comme un rapport compliqué avec tout, me direz-vous !

Cette idée d’article m’est venue alors que je suis en train de télécharger plein de musique sur mon MP3 pour me remettre à courir.

J’espère tout à l’heure, à la fraîche.

Et là je repense à tous mes ami(e)s qui savent que j’écoute en douce, des musiques, jugées de merde. Et ça va bien plus loin qu’ils ne le pensent…

Et pourtant, je suis un petit génie ! Alors quelle est l’histoire de ce paradoxe ?

Je vous énumère à peu près ce que je viens de télécharger. Amateurs de « vraie » musique, comme vous dites, accrochez-vous. J’ai fait un pur combo !

Alors chocolat, despacito, maître gims, vitaa feat juls, la reine des neiges, gitano de kendji girac, Joyce Jonathan & Vianney….

Et je vais certainement être encore inspirée.

Et là, si tant est que vous ayez eu un peu d’estime pour moi, et surtout de la dignité pour vous, vous cliquez de rage et de désespoir sur la croix en haut à droite, en faisant une prière et en essayant de vous persuader que vous n’avez jamais lu cet article.

On revient aux origines de ma relation avec la musique.

Ma maman a appris à jouer seule de la guitare, écrivait ses textes et les chantait. Elle a abandonné après. Elle m’a bercé de BoB Marley, U2, Rolling Stones, que sais-je… J’ai aimé en tout cas très jeune, à me les repasser tout le temps en boucle. Oui, je développais déjà mon obsession d’écouter 100 fois le même album.

A 8 ans j’écrivais ma première chanson qui parlait de ma meilleure amie et moi. Que ce qu’on voulait faire de notre vie, c’est être connue dans le monde en étant chanceuse.

Bon, pour le moment, c’est un peu raté.

Et il s’est passé un jour où ma mère m’a chanté une chanson et m’a demandé ce que c’était. DU BOOBA.

Imaginez le choc. Euh oui oui, ma mère passe des Rolling Stones à Booba.

Une connexion neuronale s’est créé dans mon cerveau à ce moment-là. Elle a poussé. Elle n’existait pas auparavant, ou elle n’avait pas conscience d’elle-même. 

Alors on pourrait écouter de la musique « qui fait bien » parce que tout le monde l’a décidé et que ce n’est pas commercial ? (ou pas trop) MAIS AUSSI de la musique jugée à la fois de merde à tous les points de vues (paroles, instruments, chant, etc.)

La réponse était OUI.

Ma mère, a posé sans le savoir, la base de ma relation à la musique.

J’AI LE DROIT DE PRENDRE DU PLAISIR A ECOUTER CE QUE JE VEUX !

Chouette. Donc tout y est passé. Lara Fabian, Céline Dion, les comédies musicales comme Roméo et Juliette… Bref tout ce qui passait à la radio et à la T.V. Mais je continuais sur des registres jugés plus « nobles » à droite à gauche : Moby, Nirvana, Coldplay… Linkin Park, même si ces derniers sont jugés commerciaux parce qu’en fait ils sont trop connus.

Puis j’ai bugué sur chériFM et sur RTL2. Je connais ainsi pas mal de musiques des années 60 – 70 – 80 – 90 comme « coeur de loup » ou bien Bashung, Prince, Youss’n dour, Lionel Richie n’avaient plus de secret pour moi etc. Je les connais par cœur, je crois que ces radios ne peuvent plus rajouter une musique que je ne connais pas. Et si je ne la connais pas, je l’apprends, sans faire forcément exprès .

Puis j’ai commencé à acheter mes premiers albums à 11 et 12 ans que je me passais en boucle le soir en rentrant du collège, pendant des heures. J’ai commencé à chanter à la chorale du collège pendant 4 ans, j’ai appris d’autres musiques telles que celles de Mathieu Chédid, ou bien de Charles Trenet, Pink Floyd, Gainsgourb. Ça me plaisait toujours bien ! 

Puis je suis passée à la radio d’NRJ. J’ai donc appris « Bad day » de Daniel Powter, ou « because I got High  » de Afroman.

Mes amies écoutaient du Mylène Farmer, alors j’ai appris Mylène Farmer. J’entendais mon frère écouter du Eminem, du Nirvana. Alors, j’ai appris ces deux-là.

Ma belle-mère avait aussi des goûts différents, qu’elle revendiquait genre « ça c’est de la bonne musique. » Alors je me suis retrouvée avec des musiques comme  » Ecstasy of Gold » d’Ennio Morricone, tiré du film « le bon la brute et le truand ». Ou bien « conte partiro » d’Andréa Bocceli.

J’ai fait beaucoup de colonies de vacances et d’anniversaires. Comme tout le monde j’ai aimé, les Spices Girls, Manau, Fonky Family…

Puis j’ai grandi, je suis rentrée au lycée, et naturellement, mes hormones m’ont dit de me laisser traîner tranquillement vers les garçons. Mon frère a écouter toutes les musiques de rap qui passent. C’était devenu un bad boy.

Il m’est donc arrivé d’avoir encore des refrains du style de Don Choa  » Et, à 7h du mat‘, sur les nerfs. J’roule un joint, j’ouvre une bière. A 7h du mat‘, les yeux bien ouverts. J’ai mal aux genoux à force de niquer par terre. »

Le pire ? c’est que tout ça m’a plu !

Puis je suis sortie avec mon premier amour, et là, ça a foutu… la merde.

Oui lui il est partout dans mes articles ! Il m’emmerde !

Monsieur est batteur depuis qu’il a 8 ans. Il joue tous les week-ends avec son père qui est brésilien. Et le mercredi il allait au solfège. Puis après il séchait le solfège pour venir me baiser. Hum, pardon, je m’égare.

Il voulait faire de la musique, sa vie. Il m’a donc complètement plongé dans son univers rock’ musique française manouche. Je connaissais déjà la Mano Negra , Tryo, les Red Hot, Edith Piaf ! Ah ah. Par exemple. J’avais quand même déjà une culture de ce côté-là.

Puis là, il m’a amené à des concerts trop bizarres. Les têtes raides, les ogres de Barback, Sanseverino… 

Mes premiers concerts. Puis des tremplins. C’est à dire des jeunes qui composent et joue et à la fin on élit un gagnant.

J’ai appris à aimer. Mes oreilles n’avaient jamais entendu ce genre de sonorités.

Puis tout a fini par se centrer sur la musique. Il voulait que je chante. Il m’a bloqué. Je ne voulais plus, trop impressionnée, trop peur d’être jugée. Je fus terrifiée pendant 4 ans ne serait-ce que de chanter devant moi.

J’ai donc sorti le tragique refrain de « dragon ball Z » qui les a fait éclater de rire avec ma meilleure amie, qui elle s’était beaucoup entraîné de ce côté-là.

Je connaissais donc des musiques brésiliennes ! La bossa nova, toussa.

Alors c’était parti, Red Zeppelin, ce genre de trucs. Je devenais de plus en plus cool !

J’ai fini par traîner avec cette bande de bobos qui passaient leur temps à écouter des musiques bizarres, à fumer des joints, à boire n’importe quoi, à s’habiller en poncho nus dans l’herbe. Je ne caricature presque pas.

Puis il est entré dans une école de musique. Là, il m’a dit d’écouter JAZZ RADIO. Alors alors. Déjà que je passais mon temps à le regarder faire ses répétions, aller voir ses concerts, que j’acceptais le week-end de le voir peu, d’entendre parler de musique toute la journée….

J’ai craqué. JAZZ RADIO. Ok, je suis ouverte, mais là,  à 17 ans, c’était trop violent. J’ai dis stop. 

En parallèle au lycée, sortait les BB brunes, et Superbus qui me berçaient. Ainsi que les albums de Magic System et les premiers Bob Sinclar, David Guetta.

Je commençais vraiment à avoir côtoyé beaucoup de styles de musiques.

La séparation de mon premier amour a signé la séparation entre la musique et moi.

Je ne voulais plus approcher un musicien.  J’étais devenue incapable de pouvoir penser par moi-même. Il m’arrivait quand même d’écouter un peu de Cali, mais ça restait bizarre.

J’étais tristounette, vide. La musique cette putain, comme il me l’a toujours dit, passe avant moi. J’ai aussi chié sur ces bobos qui ne sont que des préjugés autant que la société de consommation actuelle. Ils ne sont pas mieux ! 

Puis j’ai rencontré à l’école une fille qui jouait du rock – métal j’sais pas trop quoi… ! Je me suis sentie à l’aise. J’ai sympathisé et tranquillement, je l’ai laissé me faire écouter ses musiques. Je me suis donc retrouvée avec du Panthera et du Nin Inch Nails. 

En parallèle, je découvrais un autre ami qui lui m’a fait connaître Bulimiarexia de Eths. Je le regardais débuter sur sa guitare électrique sur les accords de Linkin Park, qui ne m’a par après plus jamais lâché.

Puis j’ai rencontré mon premier garçon surdoué : Partie 2 – Le diagnostic du surdouement: à cause des garçons

Je me méfiais comme de la peste des garçons comme lui. Un virtuose dans l’analyse de la musique. 

Clairement, il y a ce qu’il considère de la merde, et du bien. Il ne prend aucun avis nuancé, et c’est typiquement là que j’ai commencé mes débats en disant qu’au fond, on écoute ce qu’on veut !

Il a entrepris de m’éduquer. Je me suis retrouvée être une grande fan de Muse, et découvrir les Gun’s And Roses.

Mais typiquement ces derniers commençaient déjà à m’échauffer les oreilles. Ce qu’ils écoutaient, c’est « la bonne musique » !

Puis des amis où on passait sur du Rammstein, du System Of a Down. Et toujours ce raciscme incessant des autres musiques.

Tout le monde se moquait car depuis le lycée, j’adulait Coldplay. Sa musique m’a toujours fait énormément de bien.

J’ai donc dit que le prochain mec qui passait et qui aimait Coldplay, je me mariais avec ! Vous vous doutez bien que peu après y a un connard qui est venu me dire qu’il aimait Coldplay. On est restés 5 ans ensemble.

Personnellement, j’étais quand même raciste des Disneys. Je trouvais ça ridicule qu’à 20 ans on chante encore  » ce rêve bleu  » d’Aladin. 

Puis il s’est mis à chanter devant moi plein de Disney. J’ai fini par aimer. Et les chanter avec lui. A pouvoir enfin écouter toute la musique de merde que je voulais devant lui !

Enfin je la trouvais, cette perle rare. Ce surdoué avec qui je suis resté 5 ans. Pire que tout, il regardait des films et séries américaines débiles telles les frères Scott. J’ai eu du mal, mais j’ai fini par aimer.

Je ne comprenais pas cet esprit si vif et critique regarder ce style de merde. Il m’expliquait que ça le détendait. J’ai supposé alors que la musique « de merde » pour moi c’était décompresser ? 

Puis un jour, je me suis mise à écouter Maître Gims. J’étais déjà à 23 ans dans mes études supérieures. Et j’ai rencontré toute une bande de potes à fond dans la zikmu. Le jour où j’ai avoué, j’ai été la risée !

Mais j’ai défendu mordicus. Ça me plait, ça me plaît, je n’y peux rien. Sa voix, ses paroles, la musique derrière. Je me confrontais à un garçon qui jouais du Eric Clapton et nous sommes restés tous les 2 sur la même position.

Moi, qu’il n’est pas ouvert et que ce n’est pas à lui de décider de la bonne musique. Et lui de penser que j’écoute de la merde. 

Puis un jour, j’ai fait de la zumba, de la danse orientale, je suis allée en république dominicaine, et j’ai commencé à aimer les musiques orientales, latines, et des îles. Grosse déception aussi de mon ex-petit-ami. J’étais le sujet de moquerie dans nos soirées.

Mon panel s’agrandissait à n’en plus finir. Merde, pas merde, tout rentrait dans mon cerveau et finissait par être apprécié.

J’ai connu aussi la Dub step, ça m’a énormément plu. Danser comme ça sur du poum poum devant une enceinte ça m’a en fait régalé. De la transe aussi, enfin je ne sais plus trop j’étais allée à mon premier festival. J’étais célibataire et donc désireuse de continuer mon voyage musical, faisant fi des malotrus sur ma route. 

J’ai oublié, j’ai un ex qui m’a fait écouter Patrice, Tiken Jah Fakoly..

La musique m’a été transmise par les autres, je rentrais dans leur univers, je copiais leurs musiques dans mon disque dur. V E R I D I Q U E !

Puis j’ai rencontré Thomas, mon schizophrène. Aucune passion quasiment, et surtout pas dans la musique. OUF ! MERCI ! 

Mais j’ai fini par stagner et m’ennuyer de ma passion. Je suis retournée dans mes saisons d’hôtellerie-restauration.

Maintenant la mode, ce sont ces nouveaux DJ, et ces morceaux « chills ». J’ai dû mal à adhérer. C’est calme, et sans paroles. 

J’avais encore le préjugé qu’aller écouter des DJ faisait de moi une mauvaise personne. Et ces temps-ci, j’ai rencontré 4 garçons qui veulent me faire découvrir leur univers musical !

Du blues ! Des musiques chills ! Du métal ! Des musiques qu’un mec cherche juste exprès pour pas être comme les autres !

WOWOWOW. Les gars. On se calme. Surtout le fameux qui m’attire. Il va tout le temps en concert, en festival, et je n’y connais rien.

Ça me rappelle donc salement ma position de fille qui n’est pas « in » et à peu près les milliards d’années lumières qui me séparent de lui à ce niveau-là.

Et lui aussi, très dur sur les musiques de merde. D’habitude, j’impressionne par ma diversité musicale. Là y a rien de ce qu’il me dit que je connais. Je suis OUT.

Du coup j’ai boudé, je lui ai rétorqué que je ne voulais pas partager mon rapport à la musique.

Pourquoi ?

J’ai fini par lui raconter.

Ah d’accord….

Puis j’ai réfléchi. Allez, je continue mon exploration ! Laisse-les te montrer. Mais que quand moi je veux.

Et puis je suis allée à deux concerts, seule. J’ai découvert un DJ, Ofenbach. J’ai adoré ! Puis il y a eu Feder après que je n’ai pas vu.

Je lui en ai parlé il m’a dit « chouette, et t’as vu Feder? »

Yes. J’ai gagné. 

J’ai gagné contre ma douleur de la musique. Contre cette magie qui n’a l’air d’appartenir qu’à une caste privilégiée. Ah oui, j’aime bien les musiques indiennes et gitanes aussi.

J’ai aimé seule, parfois. Comme Yann Tiersen. 

La star academy m’a beaucoup appris aussi ! Toutes ces émissions musicales remettant au goût du jour des anciens succès. Et puis Balavoine, Barbara, Dalida, Véronique Sanson, ces musiques qu’écoutent encore nos parents, à ma meilleure amie et moi.

Au grand désespoir de tous, j’aime Adèle, qui m’a bluffé dans Skyfall. Sia aussi.

Je suis désormais ouverte pour qu’on m’envoie de la musique. Qu’on me partage. Je ne les écoute pas, ou distraitement. J’adhère partiellement. Je prendrais mon temps.

Hier soir j’ai regardé un documentaire sur la musique et ses bienfaits sur le corps.

Cette musique que j’aime tant, le chant.

Plus que jamais, aujourd’hui, je suis convaincue qu’il faut aimer et chérir ce qui nous fait du bien, sans peur du regard des autres.

Alors ce que j’ai fait, c’est que j’ai dit à mon nouvel ami / amour ? que j’aimais bien despacito et Maître Gîms.

Il a tressailli et failli partir à l’hôpital.

Je l’emmerde. Profondément. C’est pour ça que je ne veux pas être en couple. Je n’ai rencontré personne aussi ouvert que moi sur la musique, assumant ses hontes et ses grandes trouvailles.

J’aime aussi la musique d’opéra grâce à des films.

C’est donc avec plaisir que je lui ai passé toutes ces musiques. Pire, j’ai même chanté.

Conclusion ?

Je suis surdouée. Non, je ne réussis toujours pas ma vie. Et je peux écouter, aimer, et revendiquer aimer de la merde.

De ce fait, je suis accessible à une grande frange de population. Ce qui fait de moi un être tolérant. Et j’irai jusqu’au bout. Là où j’ai encore du mal – des films, des séries, des musiques – que je considère encore débiles, eh bien je me l’imposerai.

Faites ce qui vous plaît !

L. tient le coup…..

BISOUS.

 

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5 réflexions sur “Je suis surdouée… Et j’écoute de la merde.

  1. Je réponds maintenant au sujet de la schizophrénie. Mon ex petit-ami avec qui je suis restée 2 ans est schizophrène. Malgré toute ma bonne volonté, mon ouverture d’esprit, les discussions, les moments partagés, mon bilan est que la schizophrénie est un grave handicap mental, qui me semble bien plus complexe et handicapant que celui de la bipolarité. Certaines personnes schizophrènes sont surdouées, certaines personnes bipolaires également, mais aussi les personnes autistes, dyslexiques, etc. Ce qui m’étonne c’est ce mélange de douance et de handicap, j’ai écris plusieurs articles à ce sujet. Force est de constater que toutes les personnes schizophrènes ne sont pas surdouées. Pour côtoyer un panel assez large de personnes hypersensibles, bipolaires, schizophrènes, autistes, etc. la douance ne ressemble pas à la schizophrénie. C’est mes conclusions à ce jour 🙂

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  2. Merci de votre partage. Je vais essayer d’être claire quand j’écris 😉 Je ne sais pas vraiment ce qui est le plus dur à porter entre la bipolarité et la douance, et je pense que je ne suis pas non plus réduite à ces deux termes. Dans mon cas je souffre de ces deux situations, mais aussi par d’autres explications certainement. C’est difficile à accepter par la société française qu’un HP puisse « souffrir » de son « intelligence ». La pensée générale est que les HP sont plus intelligents que la moyenne, et qu’ils réussissent mieux dans leurs vies professionnelles. Non, les HP ne sont pas forcément intelligents dans le sens où la société l’entend. Les HP ne réussissent pas de la manière dont on s’imagine. Une partie de la population HP a dû mal à vivre cette particularité. J’imagine que sinon on n’en parlerait pas et qu’on savourerait notre pleine réussite chacun de notre côté. Personnellement la douance est dure à porter par exemple pour la dernière phrase de votre commentaire « l’amour c’est l’augmentation du taux d’ocytocine ». C’est comme voir le monde avec des lunettes de désillusion. J’ai envie d’apprendre beaucoup, et surtout envie de trouver une sorte de vérité. J’enlève toute la magie pour me rassurer, j’imagine. J’aurais été capable de répondre cela, bien que je ne sois pas THQI. Il y a une lucidité sur le monde qui nous empêche parfois d’y voir le beau, le magique. Je vais plutôt essayer de comprendre et puis être désillusionnée. La vie sans illusions est par ailleurs monotone et triste. Je pense qu’on peut réussir à vivre une belle vie, que c’est à nous, êtres humains, en fonction de notre caractère, volonté, et particularité, d’essayer d’aller mieux/bien.

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    • Bonjour, j’imagine que oui puisque ce blog est centré sur la bipolarité et la douance. Avoir autant besoin d’écrire de parler d’être reconnue est sans doute le signe d’un profond mal-être. Une des raisons d’être de ce blog avec l’envie de comprendre et de partager pour d’autres personnes dans ma situation 🙂

      Aimé par 1 personne

      • Est-ce si dur à porter ? Sans vouloir rentrer dans le détail : la schizophrénie, pour le dire grossièrement, c’est avoir une conception du monde à côté de toutes autres ; souvent elle manque de clarté, d’édifices stables, c’est latent. Alors je me demandais si la douance n’est pas le versant inverse, ou si les surdoués ne sont pas des schizophrènes sur-diagnostiqués ou surinterprétés ? (Au passage, j’ai été en couple avec une THQI, c’était sympa jusqu’au moment où je lui ai demandé ce qu’est l’amour : « l’augmentation du taux d’ocytocine »)

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