Suis-je incontrôlable ?

 

Hello hello,

Je ne veux pas être pessimiste mais tout ne pouvait pas durer 🙂

Pour rappel depuis fin août je suis sur une offre d’emploi. J’ai commencé à travailler le 18 septembre. 3 jours après les employeurs signaient la fin de mon contrat.

Je fais style de m’en foutre, bien-sûr. Mais c’est surtout l’incompréhension qui règne. Enfin, j’ai l’impression de comprendre mais je ne peux pas m’y résoudre. J’ai encore envie de mettre la faute sur moi pour évoluer dans le prochain travail.

J’ai essayé je crois de donner le maximum. J’étais appréciée des clients, je venais plus tôt, je rentrais plus tard, j’ai réussi à vendre alors que je ne suis pas censée le faire, j’ai observé, j’ai pris des initiatives comme le ménage, je n’ai pas arrêté de poser des questions, j’ai noté un maximum, essayé de m’intégrer. Mon responsable me disait qu’il aimait mon atypicité.

Pour une fois je me sentais à l’aise au travail. En dehors de mes jours de travail, je passais des heures à l’observer régulièrement travailler.

Ce que je ne dis pas, c’est que ce n’est pas lui qui décide et que je trouve que j’ai bien travaillé tout le temps.

Bien que je ne puisse savoir toute la vérité ( et je n’en ai pas vraiment envie ), il me semble que ce soit la directrice qui ait posé problème.

Je me suis promise de m’en foutre. Je vais retrouver mieux, c’est sûr.

MAIS. QUAND MÊME.

Au premier entretien, j’ai rencontré la directrice : 24 ans, friquée et avec un BTS commerce dans la poche qu’elle a fait en alternance 2 ans chez la boutique actuelle. Elle sort avec le directeur. Par ailleurs, je lui ai demandé l’origine de la création de la boîte. Elle m’a dit en 1 an j’ai vite évolué.

Je vous jure que je n’ai pas pensé à ça 🙂 La promotion canapé ? Non, elle a l’air très compétente tout de même.

Au plus les boulots défilent, au plus j’ai l’impression que mes défauts reviennent et que je n’en tiens pas compte. Je n’arrive pas à me contrôler.

J’ai décidé pour sauver le peu d’estime qu’il me reste de rester comme je suis, au travail et dans une relation amoureuse.

Je suis partie du principe que de toute façon, le naturel allait revenir au galop, et il vaut mieux être choisi tel que l’on est.

Vous me direz, il faut s’adapter un peu quand même.

Je ne sais plus si je vous ai écrit les réflexions conne de la directrice lors de l’entretien. Soit elle est très forte, soit elle est très conne. J’hésite toujours entre les deux.

Au final j’ai passé des journées entières à observer le travail de moi-même en venant dans la boutique, puis 2 jours d’essais, puis 2 entretiens, puis 3 jours de travail.

JAMAIS on ne m’a cassé un contrat au bout de 3 jours. Période d’essai. Alors que ça fait comme si j’étais intégrée dans l’entreprise depuis 1 mois.

J’ai tout envie de mettre sur son compte. Elle est jeune, elle ne voulait pas recruter une femme comme elle m’a dit à l’entretien, etc.

Elle ne comprend pas le réel atout d’une personne atypique.

Oui, je me sens reniée du plus profond de mon être. Parce que, si la réponse avait été non à l’entretien, je m’en serai voulue c’est sûr, mais là. Qu’ai-je mal fait ?

Je vois des faits à améliorer bien-sûr. A l’entretien avec elle, j’ai peut être montré trop d’arrogance. Je n’arrive jamais à bien me vendre, j’en fait trop ou pas assez.

J’ai joué la carte du naturel, c’est passé, mais je doute que ce soit la directrice qui ait voulu. Je pense que mon responsable a fait le forcing. Même moi je crois que je ne me serai pas recrutée, je crois.

Alors qu’avec les garçons, j’ai été hyper à l’aise.

Avec elle, dès le début de l’entretien quand elle m’a dit  » je ne veux pas recruter une fille  » . PIRE. JE N’AIME PAS LES FILLES.

Evidemment j’ai été très étonnée. Tout ce qui s’est passé, avant, pendant, peut être que tout ceci était une vaste comédie ?

Que mon responsable avec qui j’ai longuement discuté ne transmettait que les erreurs que je faisais ? Erreurs que l’on me m’indiquait pas ?

Le responsable m’a dit que peut être j’ai été trop atypique après les 3 jours de boulot. La directrice a dit que « je ne rentrais pas dans le moule ». Qu’elle « ne me sentait pas ». Qu’apparemment le fait d’avoir demandé de signer mon contrat a été une erreur, alors que je l’ai demandé 3 jours après pensant que cela poserait un problème pour la mutuelle. Que ça fait procédurier.

Elle m’a énuméré à l’entretien tout ce qu’ils avaient subi de la part des filles : vol, foutre la merde, de mes souvenirs.

Jamais ô grand jamais je n’ai été comme ça. Je suis sincère, honnête, de bonne volonté. J’ai dit que je suis un peu anxieuse et que je suis plutôt du style à arriver 1 heure à l’avance et à poser beaucoup (trop) de questions, ce qui a eu l’air de lui plaire.

Le responsable a essayé d’analyser, de m’expliquer même si lui-même semblait dubitatif (jeu de rôle?). Il m’a dit je t’ai peut être vu d’un point de vue trop personnel. Je l’ai traduit qu’il m’aimait bien car il se reconnaissait en moi, il n’a pas regardé l’image globale de toutes les boutiques.

Que dans mon prochain boulot, je sois plus discrète, que j’observe d’abord, que je me taise. J’ai essayé de réagir en disant que j’ai toujours demandé ce qu’on voulait de moi : observation ? prises d’initiatives ?

Certes, j’ai quelques qualités sympathiques, je suis à l’aise rapidement. Trop, à l’aise.

En fait, je ne me contrôle pas.

Je parle, je parle, je me déconcentre. J’arrive à avoir un bon contact avec la clientèle, à qui j’ai l’impression qu’elle me le rend bien. Peut être ai-je tort et les gens plantent des couteaux dans le dos.

Bref, l’incompréhension règne. J’ai juste l’impression que mon responsable a bataillé pour que je reste, et qu’elle a fini par avoir le dernier mot, comme je l’ai pensé dès le départ. 

J’avais toujours pensé que rien n’est acquis, je n’avais pas encore entamé les démarches pour m’inscrire au sport par exemple, ou prendre des RDV. Je lui ai demandé comment ça fonctionnait, si on s’arrangeait pour ce genre de choses. Elle m’a dit de tout voir avec lui.

Ok, moi ça me va. Elle a sans doute jugé ça encore procédurier, trop de prise de confiance. C’est juste que tout le processus de recrutement a été trop long par rapport à je pense la responsabilité du travail donné. Surtout quand on final on ne donne même pas sa chance sur plusieurs jours d’essai.

Je m’y étais préparée, à ce que mon responsable m’annonce que c’était fini. Bien-sûr, j’ai voulu fondre en larme, je me suis retenue et je suis vite allée prendre mes anxiolytiques car après j’avais mon 2ème RDV avec… mon chéri ?

J’ai essayé de voir ça avec maturité, philosophie, me disant que je ne correspond pas au profil recherché. C’est vrai, certainement, j’ai du trop prendre l’exemple de mon responsable, n’ayant pas eu assez le temps d’analyser celui de la directrice.

Qu’un autre boulot m’attend, certainement mieux. Pendant 1 journée, j’ai cru que tout changeait. J’étais embauchée, et je rencontrais un chéri qui me plaisait physiquement, et mentalement, avec qui j’ai passé 2 chouettes soirées. J’ai savouré ce moment à fond, ma mère me disant « tu en chies tellement depuis des années ».

Il me donne envie de me remettre en couple. Au début des SMS, j’arrivais à me contenir. Simples, rigolos, pertinents.

Puis là hier soir, je me suis lâchée. J’étais consciente que j’en ai fait trop. Je lui ai déjà dit tous mes défauts pour qu’on ne perde pas notre temps à rester ensemble, je lui ai demandé les siens. Il a joué le jeu. Mais là j’ai alterné entre lui écrire le bien que je pensais de lui, mon humour noir, ma carapace de fille forte, et la mise en avant de mon ego.

Quelque part je me dis que j’ai bien fait. J’essaie d’être moi-même rapidement, et mon atypicité lui plaît m’a t-il dit.

Bouh, il ne m’a pas répondu bien-sûr. Je ne lui en veut pas. Je me suis trouvée tellement bizarre, mais tellement moi à lui écrire aussi longuement et avec la manière de l’écrire.

Même si c’était la dernière fois que je le voyais, j’aurais vécu 2 grands moments de bonheur. Du sexe, certes, mais de la tendresse, des sorties, de la discussion, l’envie sincère d’apprendre à le connaître ( surtout pour me protéger ! )

Je ne fais pas forcément une insomnie, il est 4 heures du matin. J’espère aller courir dans 2 heures, et là, ce n’est plus possible de le faire autrement. Dans le sens où je suis de nouveau seule mes journées, à me remettre en question sur ce que je vais faire.

La seule chose qui a effrayé dans mon C.V c’est instable. Ce qui lui fait peur à lui c’est qu’il recherche une femme équilibrée. Je pense l’être, certes. A ma manière.

Je ne dois pas perdre espoir et continuer à penser qu’un jour, dans le travail, dans la relation de couple, quelqu’un m’accepte comme je suis.

Je ne peux quand même pas m’empêcher de penser que si je le perds lui, j’ai tout perdu ce que j’avais gagné et ce qui me faisait balancer l’horreur de cet été, mes échecs d’intégration.

Le « je suis trop ». Mais oui les amis, je suis trop. Le responsable m’a conseillé d’être plus discrète pour le prochain boulot, de moins me montrer. Et effectivement, c’est ce qui s’est passé dans mes derniers emplois. Je me suis attirée les foudres des garçons et des filles.

Même si j’écris, je sens que cette fois-ci, je ne dois pas en faire un pataquès. Non pas que j’aimerai reporter la faute sur les autres, mais que simplement mon caractère n’a pas convaincu. A tout le monde. Si mon responsable ne me ment pas, pour lui c’était bon.

Mon chéri me dit que je suis parano. Oui, j’ai peur des hommes, de l’amour, du temps qui passe, des échecs qui s’enchaînent.

Ma mère m’a dit hier soir qu’elle regrette que je n’aie pas travaillé dans les domaines où j’ai eu mes diplômes : hôtellerie-restauration et commerce.

Parce que là je pense chercher un poste de vendeuse dans une boutique, dans un produit et une équipe qui me plaît. Rien ne sera jamais parfait.

Par contre, apparemment l’allocation adulte handicapé est plus grande que celle de mon chômage. Je ne peux vivre avec seule dans un appartement, mais je peux vivre chez ma mère sans trop dépenser, ce que je fais actuellement.

Alors je pense continuer d’avancer mon dossier et d’expliquer mes échecs, en espérant qu’ils jugent mon cas assez grave pour m’aider financièrement.

Surdouée et bipolaire. Comment voulez-vous que je ne sois pas atypique ?

Je me dis que la vie est courte et je tente des nouvelles aventures, je prends des risques.

Mais personne ne fait ce que je fais. Ecrire pour exister. Se comporter en étant si à l’aise dès le départ, « grande gueule » comme m’a demandé la directrice à l’entretien.

Pour l’instant, mon chéri est attiré par ça. Je l’ai emmené dans un bar à chats ! Ah ah ah.

Petite précision, il est surdoué, ce qui me rassure énormément. J’ai l’impression que je peux être plus moi-même. Je lui avoue que je suis un coeur sensible le plus rapidement possible. Je lui ai avoué que je suis malheureuse comme une pierre parce que j’ai peur que ma bipolarité joue sur mon couple et d’hypothétiques enfants. J’ai essayé de lui faire peur pour le tester.

Même si l’on vient à se séparer (plus qu’un troisième jour avant de terminer le contrat ? lol ) j’espère repartir avec le sentiment que j’ai été moi-même et que l’on ne se convenait pas.

Ça me fera chier, bien-sûr. Je l’aime vraiment bien et je suis sûre qu’on peut passer des bons moments.

J’ai de plus l’impression d’avoir éloigné tous mes amis hommes. D’avoir joué un double jeu et qu’ils comprennent qu’entre eux et moi que rien ne se passera. Je me sens un peu démunie et triste de cette situation. Mais que puis-je y faire ?

Les gens me trouvent bizarres. Je continue d’être persuadée que c’est ce qui fait mon charme.

Mon plus gros traumatisme est ma crise maniaque, la perte de contrôle totale de mon cerveau. Et quand je prends du recul et que je m’analyse, j’ai l’impression de ne pas tout pouvoir contrôler.

Quand j’essaie de lâcher prise, mes défauts reviennent. Les idées qui partent dans tous les sens, le fait d’être bavarde, grivoise, troubles de l’attention, ne pas tenir en place, etc.

Je m’arrête là, je n’ai pas envie d’analyser le pourquoi du comment cette fin de contrat pendant la période d’essai en a été résulté.

Erreurs de ma part (mal comprises certainement) à travailler. Comportement un peu plus discret à avoir.

Et ne pas perdre espoir, toujours avancer.

Je veux être heureuse, bordel de merde ! Heureuse ! Je suis persuadée que je vais y arriver.

Et pour cela je reste persuadée qu’être moi est le meilleur moyen d’y arriver, tant pis si j’essuie des échecs.

Il y a bien une entreprise qui m’aimera comme je suis, et bien un homme qui m’aimera comme je suis.

En attendant, je me dis que tout le monde fait des erreurs, que j’ai pensé faire bien, tant au niveau du couple que du travail.

S’il ne répond plus, tant pis. Il saura ce qu’il aurait eu à vivre avec moi, même si ça aurait évolué. Tant pis si ce boulot ne marche pas, j’espère juste que la prochaine personne ne sera pas aussi compétente de moi. Mais profondément, je souhaite qu’elle le soit. Parce que mon responsable le mérite, je crois. Pour la directrice, je lui souhaite de brûler en enfer et de mûrir un peu. Tout le monde fait des erreurs.

Mon profil passe, ou casse.

Il casse souvent.

Allez, je continue de rêver. Je vais me coucher, reprendre des anxiolytiques (mon crâne recommence à me gratter et mon eczéma à faire surface).

Allez L., tout va bien. Tu as un toit, une famille, un beau C.V, un physique pas trop dégueulasse, un cerveau. Le reste n’est que l’analyse des gens autour de moi, objectif certainement, mais je pense que l’humain a le droit à l’erreur.

Je n’ai pas envie de perdre toute ma faible estime de moi, et je me sens encore assez forte pour continuer, à mon rythme.

Je vous embrasse tendrement,

L.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s