Ça ressemblerait presque à l’amour ?

Yo les d’jeuns,

J’estime qu’un blog doit aussi être alimenté par du positif.

Ce n’était pas le cas depuis longtemps. Baffes dans la gueule pour les boulots, baffes dans la gueule pour rendez-vous de quelques soirs… Le moral n’était pas au beau fixe. Même si je commençais à aller mieux en me sortant les doigts du cul.

Il est venu le temps où je traîne donc sur les sites de rencontres, affirmant mon envie de rien du tout. Pas de plan Q, pas de sexe friend, surtout pas de couple… Je dis que je recherche des rencontres de gens sympas.

Bien-sûr, personne sur ce genre de site ne cherche une rencontre sympa ! 🙂

J’avais déjà testé un blond aux yeux bleu, mais au final, trop compliqué, trop égocentrique, pas assez sociable. Zoup à la trappe, en plus c’est lui qui ne m’a plus répondu ! En même temps, lui cherchait une relation stable, des enfants, alors j’ai tout saboté en disant que je ne veux ni couple ni d’enfants.

Blessée dans mon orgueil, je suis retournée sur ce site. Juste pour sentir que des hommes pouvaient me désirer, discuter avec moi.

Puis là, je suis tombée sur lui. 

Je l’ai trouvé beau goss, enfin pas trop non plus, style trop superficiel. Sans parler de sa description où il dit je cherche une jolie fille. Puis il a marqué qu’il est plus sensible à un beau visage.

Ses références pouvaient coller : artiste, sportif, etc. il avait l’air d’avoir quand même un cerveau. Ma foi, ça me coûte rien, allons le taquiner et le rencontrer. Il m’a posé quelques questions pertinentes, de l’humour, et j’ai dit qu’on se la jouait vieux jeu, ce qu’il a apprécié !

J’ai fait exactement le contraire de ma dernière rencontre.

Je ne lui dis pas que je suis bipolaire. Je suis gentille, ouverte, gentille, j’ouvre mon coeur. Je dis que moi aussi je veux un couple, mais que je veux prendre mon temps. Que je veux prendre mon temps pour faire l’amour ! ( Oui, il y a a peu près 10 ans que je couche le premier soir ). Alors je m’applaudis, j’ai réussi, et il a même apprécié !

Alors on s’est adorés tout de suite. J’avais quelqu’un de galant en face de moi, qualité que je n’ai jamais eue dans toutes mes relations. Je me sens désirée, acceptée comme je suis, et puis il est romantique au possible.

Alors je baisse ma garde, parce que je suis une grande sentimentale. Je lui redonne le sourire, il me redonne le mien. Physiquement il correspond à 100% de mes critères. Puis il est intelligent, etc. etc. mais surtout il est doux, attentionné, gentil…

Pourquoi choisir des connards ? On parle beaucoup, tout est doux mon dieu que ça fait du bien.

Des textos toute la journée, des attentions trop mignonnes, des appels, il est même un peu jaloux ! Je trouve ça mignon. C’est mieux que l’indifférence.

Alors je lui dit qu’on s’emballe, et c’est vrai. Et en même temps, la complicité mentale et physique est là.

J’ai fait taire mes peurs. Je n’ai dit que je suis bipolaire uniquement quand il m’a dit qu’il a fait 1 mois d’hôpital psychiatrique. On s’imagine notre maison, nos enfants… Oui, que ça fait du bien ! Je me retrouve comme une gamine de 15 ans amoureuse pour la première fois, tout est beau, tout est rose.

Je ne lui raconte pas encore toutes les douleurs que j’ai vécues. Je profite, on sort ! On se fait du bien mutuellement. Il a beaucoup d’amour à revendre, moi aussi : alors on prend !

Bien-sûr que je reste pessimiste. De ce jour où il me pensera acquise, où il ne me regardera plus avec son regard bête ^^ Qu’on n’arrivera plus à sortir de la routine, que je vais le lasser. Je ne lui en parle pas trop, par petites touches.

Après tout, je nous laisse une chance. J’étais trop triste d’être seule, de penser finir seule, et de penser qu’une progéniture serait une mauvaise idée par ma bipolarité.

Mais au final… On n’est sûr de rien. L’enfant pourra être atteint d’autisme, handicapé physique, mental, sans que cela fasse partie de la génétique.

Alors, pourquoi pas moi ? Si je me rends heureuse, si papa assure quand maman dort 6 mois, j’entourerai mon homme et mes enfants de tout mon amour débordant.

J’arrête pas de me dire qu’il est l’homme de ma vie. Ça fait seulement 2 semaines. Je laisse mon cerveau, mon cœur y croire, même si je pense profondément que ce n’est qu’une histoire d’hormones. Je n’écoute plus.

Mais pourquoi ne pas s’emballer ? 

La chute sera dure.

Mais je me suis toujours relevée.

Gardez cette phrase en tête, que vous soyez atteints ou non d’une pathologie.

Le soleil se lèvera toujours, le suicide, la dépression ne sont que temporaires.

J’ai le droit à l’amour, j’ai le droit de demander le bonheur, j’ai le droit d’espérer une vie que je me créée, une vie de bonheur.

Tendrement vôtre,

L.

 

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