Après la pluie, le beau temps.

soleil

 

Salut les terriens !

Un petit moment que je cherche le titre de cet article.

Des années à lire, à observer, à aller dans les situations à problèmes, souffrir, puis y retourner jusqu’à être clouée au sol, again et again jusqu’à comprendre qu’il faut apprendre de ses erreurs. Pour enfin, vivre toutes ces phrases qu’on aimerait faire siennes. Alors je les écris aujourd’hui, pour les relire peut être en cas de coups durs , et peut être pour déclencher chez vous une prise de conscience. Directe ou lointaine. Toujours ce souci de partage. Sans les autres, je ne me sens quand même pas complète.

Je vous fait par de mes dernières découvertes de ces dernières semaines, en fait, de mes dernières découvertes depuis toutes ces années où je cherche le bonheur, chaque jour qui passe.

En ce moment, je passe beaucoup de temps à utiliser mon (petit) regain d’énergie pour mes amis en dépression, et ma famille. Plus à n’importe qui, plus n’importe quand, plus n’importe comment. Donnez votre énergie à vous d’abord. Vous êtes la personne la plus importante dans votre vie.  La seule personne à aider sur cette terre, c’est vous. Vous êtes la meilleure personne pour savoir ce qu’il vous faut. Traitez-vous comme si vous étiez vos parents idéaux, et vos meilleurs amis idéaux. Souvent, on est beaucoup plus durs avec soi qu’avec nos proches. Donnez-vous ce que vous donneriez à un être humain qui vous ait le plus cher, s’il ne va pas bien. Si votre enfant est malade, vous allez l’entourer de couvertures, chercher des médicaments ou des solutions pour qu’il aille mieux, lui raconter des histoires, le laisser dormir, apaiser ses angoisses (pas grave si tu ne vas pas à l’école, d’abord rétablis-toi !) lui offrir ses chocolats préférés, etc. Alors cet enfant pour lequel vous inventeriez mille moyens pour qu’il aille mieux, c’est vous, votre enfant intérieur. Si vous êtes malade, offrez-vous vos chocolats préférés, apaisez vos angoisses en restant allongé, en sachant que vous irez mieux et lisez votre bouquin préféré, en prenant le meilleur traitement possible. C’est ce que vous feriez pour lui.

Vous d’abord ! Je nous vois comme des réservoirs. Si notre réservoir n’est pas assez rempli d’amour, de joie, d’espoirs, s’il est vide, s’il est triste, rien ne sert de penser aux malheurs du monde. Le monde était là avant vous, il sera là après vous, personne n’a besoin de vous. Votre mari, votre mère, votre meilleure amie continueront leurs vies même si vous n’êtes pas disponibles. Vous n’avez pas besoin de prendre des responsabilités qui ne vous incombent pas.

Avant n’existe plus. Pendant des années, je me suis lamentée, j’ai tellement pleuré sur ce passé. A me répéter : avant, j’étais heureuse… Avant j’avais tout le temps la bonne humeur, j’avais de l’espoir, j’avais de l’énergie, je réussissais mes projets, je gérais ma vie seule… avant tout allait bien… Avant n’existe plus. J’ai compris depuis peu que vouloir ma vie d’avant c’est courir après ce qui n’existe pas. Tout a changé.

J’ai vieilli, j’ai eu des expériences diverses. Aujourd’hui, je ne retrouverai pas l’insouciance de mon adolescence, telle qu’elle était exactement à ce moment-là. Mais j’ai gagné la maturité de l’expérience. Et mon insouciance peut revenir, intacte, et pourquoi pas, mieux, avec ma nouvelle réflexion. J’ai des cicatrices, dont une énorme sur le ventre depuis cet été. C’est moche. Elle ne disparaîtra peut être jamais. Ou bien elle disparaîtra d’elle-même, ou bien je pourrais la faire enlever par la chirurgie. Que sais-je, mon ventre ne sera plus jamais le même. Je tombe, je laisse des cicatrices sur mon corps. Et on vit avec ! Rien ne sert de penser à toutes ces fois où je dansais la danse orientale avec mon ventre sans cicatrices. Je n’en fais plus depuis 10 ans. Et puis, pourquoi ne pas danser avec ? Ça dérange qui en fait ? Personne. Mon chéri actuel l’accepte sans problèmes, comme si elle n’existait pas. Et alors, je ne pourrais plus exhiber mon ventre au soleil l’été en maillot deux pièces. Et alors… Ce n’est pas si important.

Avant, j’avais la santé. Avant, je n’étais ni diagnostiqué haut-potentiel, ni diagnostiquée bipolaire, et je ne connaissais pas la dépression, ni la crise maniaque. Ces mots et cette réalité n’existaient pas. Alors comme tout le monde, quand tout m’est tombé dessus, j’ai eu l’impression que toute ma vie s’écroulait.

Pour la santé, je n’ai pas fumé jusque mes 17 ans. Puis après oui, beaucoup. J’encaissais l’alcool et la cigarette sans problèmes, apparemment. Là j’ai arrêté depuis 1 mois de fumer, avec la cigarette électronique. J’ai toujours fait du sport, un peu moins dans le début de ma vie adulte. Aujourd’hui, je reprends le sport, à mon rythme. Je me sens tellement bien ! Un sport qui est peut être plus adapté, qui me fait plaisir, qui m’étonnes. Alors, j’ai toujours eu ces capacités en moi ? A 28 ans j’arrive physiquement à faire ce que je n’aurais jamais cru de ma vie. De la boxe, 4 fois par semaine, 1h30 par séance, du cardio, des coups, et minimum 200 abdos, 50 pompes. Vous m’auriez connu il y a quelques mois, je n’arrivais même pas à faire une pompe. Mais il m’arrive de ne pas marcher 3 minutes par jour, ou bien de marcher une heure ou deux. Finie la culpabilité, autant que faire se peut. 

Avant, je ne savais pas cuisiner. Je n’ai jamais mieux mangé qu’aujourd’hui. A cause de mes prises de poids, de mes dépressions, j’ai appris à cuisiner, à mieux manger. Je sais aujourd’hui ce qui est santé pour mon corps, j’ai découvert des tas de produits et surtout, surtout, j’ai appris à cuisiner. Alors mon corps me dira toujours merci, et mes papilles aussi !

Avant, je faisais des études brillantes. Avant j’ai travaillé des emplois où je réussissais avec brio. Aujourd’hui je suis fatiguée, je n’ai plus envie ni la force de retourner là-dedans. Pas grave, tout ceci, c’est le passé. Alors que puis-je faire aujourd’hui ?

M’adapter. Changer ma vie. Les personnes qui naissent handicapées des membres par exemple, vous le savez. Elles réussissent par exemple 1000 fois mieux que nous, championnes du monde des jeux Olympiques. Elles se sont justes adaptées, elles ont compris que rien ne sert de regarder avant, ou « si j’avais eu des membres ».

Le jour où on accepte que chaque seconde n’est plus, et que la seconde d’après est différente. Et maintenant, ça peut être mieux. C’est mieux ! Et c’est vous qui le décidez.

J’ai encore d’autres principes à partager, mais je suis fatiguée, et je dois aller promener mon chien.

A bientôt,

L.

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