Je suis… Moi.

Mes meilleurs vœux !

J’ai arrêté de prendre des bonnes résolutions. Pourquoi ? Parce que je le fais toute l’année, j’essaie de faire un travail sur moi-même autant physique que moralement. Surtout moralement. J’essaie désormais de comprendre mes douleurs, puis de me soigner.

Par exemple, si vous avez lu les derniers articles, je me renseigne sur la modestie, la prétention, l’humilité, la fausse modestie. D’habitude j’ai des facilités à comprendre le sens précis des mots et leurs nuances, mais là-dessus, pour le moment, je sèche ! 🙂

Mes résolutions étaient aussi de ne plus en prendre, de me foutre la paix. Cigarettes, surpoids, réussite professionnelle… Etant donné que l’angoisse est poussée à son paroxysme en ce moment, la bonne résolution est de tenter de me traiter avec douceur. Attention, pas de me laisser tout passer ! Un peu moins de « tu dois, tu dois, tu dois, il faut que… ». Non, mon unique but : être heureuse ! D’être équilibrée. Aimer ma vie, m’aimer, trouver un sens à ma vie, réaliser mon potentiel, parler et améliorer mes relations sociales.

Je continue tout de même à m’imposer une exigence quotidienne. Je ne sais pas si on peut parler de perfectionnisme, sur ce terme, là-dessus je sèche également.

J’aimerai être plus organisée, plus attentive lorsqu’on m’explique un savoir, pouvoir identifier mes émotions et les exprimer, pouvoir dire mon amour à mes proches, acquérir de la discipline…

Comme d’habitude, j’ai beaucoup de projets qui partent dans tous les sens. Alors, j’ai trouvé le terme : apprendre à me C-A-N-A-L-I-S-E-R.

Se canaliser semble découler d’une parfaite connaissance de soi, apprendre à gérer ses émotions, prendre des décisions en fonction de ce que la situation demande, s’adapter.

D’autres changements sont plus infimes : m’acheter des collants (ça c’est fait !), trier mes papiers, etc.

Bref, je vous souhaite un bon début d’année. Personnellement, je l’ai commencée malade physiquement et malade psychiquement. Je refuse de me fier à ce début d’année pas très prometteur !

Abordons désormais le vif du sujet.

Le ‘je suis moi ». Je suis désormais en couple depuis 3 mois, une rencontre choisie sur le site internet adopteunmec.com . Ne vous inquiétez pas, dans ma description, j’explique que je n’encourage pas forcément l’objetisation de l’homme et de la femme. J’ai utilisé l’outil par curiosité, et au final, j’ai trouvé un homme qui peut correspondre selon moi à mes critères et que je n’aurais pas forcément croisé dans mon quotidien. Et même en le croisant, je n’aurais pas su qu’il aimait l’art pictural, qu’il est sportif, qu’il est colérique et dans le jugement rapide qu’il est doux, qu’il recherche une femme douce, que malgré son physique soigné il recherche désormais une fille qui ne soit pas superficielle…

De mon côté il a appris déjà, de part ma description, que je recherchais l’humour, un esprit vif, une personne qui aime voyager, etc.

Tout ceci pour dire que la rencontre de cet être me met rapidement face à mes défauts, surtout. L’image que je dégage devant lui (peut-être réelle!) est une femme trop consciente de ses qualités, qui prend les autres personnes de haut, qui exagère sur ses réussites, contradictoire, je cite « qui pète plus haut que son cul », qui est bruyante, bordélique… Mais aussi « magnifique » (ah, les yeux de l’amour…), combative, etc.

Il a décidé de ne pas me faire de compliments pour ne pas que je prenne la grosse tête. Je suis vraiment très triste de se comportement. Malgré toute apparence, je manque énormément d’amour, je suis très sensible (susceptible peut-être ?) j’aimerai être aimée pour ce que je suis. Physiquement parfois je me sens moche, je connais mes atouts physiques mais aussi mes défauts et mes complexes. Et forcément, je vais m’attarder sur mes défauts !

Quand je me regarde dans la glace, qu’est-ce que je vois ?

Une fille en surpoids avec un ventre très gras et gros, limite de la femme enceinte. Des seins qui tombent, un cul plat, des grosses cuisses, des bras avec kératose pilaire et gras, un double menton, une pâleur cadavérique, des cernes violacés, des petits yeux qui tombent, un très gros front, un nez en patate, des grosses joues, des oreilles bizarres, une grosse cicatrice sur mon ventre.

Je vois quelqu’un qui ne sait pas s’habiller, accorder les couleurs, se mettre en valeur. Je vois quelqu’un qui n’ose pas sortir dans la rue démaquillée car elle ne s’aime pas au naturel. Je vois simplement quelqu’un qui ne s’assume pas.

Certains disent mignonne, jolie, une bombe… Ou bien je ne plais pas tout simplement et on s’attarde sur mes défauts, sans forcément m’en parler. Et puis quand on me le dit, vous imaginez bien que je suis d’accord et que si je ne peux les changer, ça m’attriste.

Je soupèse aussi les compliments que l’on m’a fait, et que je garde précieusement. Belle bouche, belles dents, beau nez (ça honnêtement, je ne comprends pas), on aime parfois mes grosses joues, beaux cheveux… Comme quoi, on peut avoir une focalisation extrême sur ses défauts, et ils ne sautent pas aux yeux des autres. Pire, ils peuvent être aimés !

Que vois-je quand je réfléchis à mes qualités et mes défauts ?

Là, c’est le BODWEL.

Ce blog, d’abord destiné à parler de mon quotidien et de la place de la bipolarité et de la douance dans ma vie, le questionnement de ses termes, a pris totalement l’allure d’un journal intime, où j’expose ma vie, mes réflexions sans forcément donner des astuces pour mieux vivre ces étiquettes.

La liste des articles nommés  » Je suis… » attestent d’une impression profonde de méconnaissance de soi.

MAIS QUI SUIS-JE ?

Allez, en entretien, 3 qualités, 3 défauts.

Déjà, des qualités morales, je m’en attribue plein, plein, plein !

Puis défauts je sèche, et quand je pose des noms : maladroite, pas très modeste, bordélique, bavarde… Mon ego crie : mais non ! Ne te définis pas ainsi, c’est trop.

En plus je suis de plus en plus férue de philosophie, psychologie, neuroscience et surtout de développement de soi.

J’approche la notion de l’ego d’une toute autre manière (peut-être un article à venir ?) et je m’inquiète de mon comportement, et ce depuis l’enfance.

Les autres me renvoient une image que je n’accepte pas. NON ! Je ne suis pas bizarre, débile, prétentieuse, bordélique, qui veut toujours avoir raison, etc.

Non non non. Et puis je me trouve toujours un tas d’excuses pour justifier. Tu comprends, quand j’étais enfant, tel comportement de mes proches a induit cette attitude… Si je suis bordélique vois-tu, je fais tout pour m’organiser… Oui je suis bavarde mais ce que je dis est tout de même, intéressant, non ?

Donc mon cher petit copain me balance tranquillement à la gueule, de temps en temps, une petite étiquette qui me dérange. Je lui dis qu’il juge vite. Il pense avoir une bonne intuition. Parfois, je le trouve totalement à côté de la plaque, et je me rassure en pensant aux compliments de mes proches. Souvent, il ne fait que répéter ce que j’ai entendu toute ma vie.

Alors je pleure, je me remets en question, mon ego crie, souffre, il a envie de s’éloigner et d’éloigner cette personne qui semble remarquer mes défauts plus que mes qualités. Qui choisit consciemment de ne pas me mettre en valeur physiquement et moralement pour « ne pas que je prenne la grosse tête » !

Erreur fatale. Je souffre de cette situation. J’ai besoin qu’il me rassure, que je me voies belle et attirante moralement pour lui. Je me sens déjà pas très féminine, pas très démonstrative niveau amoureux, je me sens me mettre à la place plus d’une pote que d’une chérie… Et tout un lot d’autres idées préconçues.

J’ai reçu tellement de critiques extérieures et de mes proches, en particulier ma mère.

Peut-être pensez vous à ce stade-là que c’est un vilain méchant, qu’il est peut être jaloux, qu’il ne m’aime pas, qu’il est égocentrique, qu’il est exigeant, etc. Il me sous-estime et je trouve cela insupportable. En tout cas, de temps en temps, ces idées me traversent l’esprit et j’ai juste envie de le quitter et qu’il se taise à tout jamais. Mouahahahaha !

Rien n’est tout blanc ni noir. Je lui reproche certainement plus de comportements que lui. Il semble m’admirer plus que je l’admire. Je le prends certainement plus de haut que de le contraire… Et encore ! Je ne suis même pas sûre ! C’est dire les ego respectifs que l’on possède. Je l’ai certainement acquis pour me protéger des remarques blessantes, son ego à lui a été nourri par l’idéalisation de ses parents et la facilité qu’il a eu à tout avoir : argent, aide de ses proches, nanas, etc. C’est lui-même qui m’a avoué qu’il avait « tout ce qu’il veut ». Je lui ai répondu, que ce n’est pas mon cas. Il ne me croit pas. Bref, il me saoule ! Hé hé.

Ce n’est pas facile un couple mais je crois m’améliorer sur pas mal de points. Il me renvoie une image de moi que je déteste. Je n’en peux plus. Je crois que je vais lui en parler. Peut être je ne lui conviens pas. Tant pis, je crois qu’il faut que je lui dise. Peut être va-t-il réfléchir : finalement, est-ce que je lui conviens vraiment ? Ou finalement, est-il trop dur avec moi et tiens-t-il à moi ?

Après cette longue discussion sur mes difficultés à savoir qui je suis, et l’image que me renvoie mon petit chéri, j’en viens à « je suis moi ».

Facile à dire : je m’assume et j’emmerde le jugement des autres, et qui m’aime me suive  » ! Pourtant ça me semble d’une sagesse extraordinaire. Je trouve des gens tellement beaux, intérieurement, extérieurement, sans qu’ils ne correspondent aux critères de la société. Ils rayonnent, et pourtant, eux aussi, ne s’assument peut être pas forcément, voire pas du tout. Ou alors, si justement.

Je veux m’assumer ! Pourtant la spiritualité m’enseigne que je ne suis pas mes étiquettes. Je ne suis pas une littéraire, je ne suis pas mon travail, je ne suis pas mon passé, je ne suis pas bipolaire, surdouée etc. C’est profond comme réflexion, intéressant de mon point de vue. Et pourtant tellement à côté de la plaque de la manière dont la société veut que l’on se définisse !

Bonne nouvelle, mercredi je vais enfin recommencer mes séances de psychologie. J’ai tellement hâte. De pouvoir parler de moi, de radoter toutes mes souffrances, d’avoir une écoute totale, je m’en fous de saouler cette personne, je veux juste crier que j’existe, que je souffre, que je ne veux plus souffrir, que je veux m’assumer enfin, et accomplir ce travail sur moi.

Et chercher la raison absolue, de cette obsession de savoir qui je suis, ce besoin de poser mes étiquettes, d’être reconnue dans un groupe, de pouvoir donner facilement 3 qualités, et 3 défauts, qui correspondent à la vision des autres, et à la mienne.

Je me souhaite bon courage ! Hi hi hi.

Et je vous embrasse.

Confusément vôtre,

L.

 

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Une réflexion sur “Je suis… Moi.

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