Des nouvelles du front. Fiche descriptive.

Bonjour à tous,

Comme d’habitude en début d’article, je vous remercie de me suivre et surtout de partager vos expériences, vos questions et vos ressentis 🙂

Je vais faire un résumé de ma situation aujourd’hui le 12 décembre 2017. A l’instant T.  De ce que vous pourriez avoir besoin pour comprendre / comparer / vous rassurer. 

  • Femme
  • Sans enfant
  • Véhiculée
  • Réside en France
  • Diagnostiquée surdouée en 2012 et bipolaire en 2014.
  • J’ai 28 ans
  • J’habite chez ma mère : elle paie le loyer, la nourriture, et mon prêt étudiant de 400€. Elle paie également si j’ai des frais trop importants : problème de voiture…
  • Je reçois 700 € d’allocations de retour à l’emploi par Pôle emploi. Mes allocations s’arrêtent en avril.
  • Je suis actuellement en formation pour être employée de libre service en rayon. En gros, gérer les rayons dans un supermarché. Cette formation est financée par Pôle Emploi.
  • Cette formation débouche au mieux sur un emploi. Au pire sur un stage non-rémunéré (15 jours).
  • Emploi à 35 heures au SMIC avec des contraintes de travail à accepter, comme dans tout métier : horaires décalés, coupés, dans le froid, port de charges lourdes, travail le week-end, etc.
  • J’ai deux BAC+3 internationaux en management H/R et en commerce et un baccalauréat littéraire avec mention.
  • J’ai emprunté 20 000 € pour payer une partie de mes études pour avoir ces diplômes. Je rembourse 400 € / mois mais c’est ma mère qui est obligée de le faire.
  • J’ai tenu un emploi maximum 1 an d’affilée.
  • Mon traitement : Lamictal 200 g et fluoxétine (le minimum). Épisodiquement le Xanax.
  • J’ai arrêté de fumer depuis 3 mois, je dépense 40 €/mois grâce à la cigarette électronique au lieu d’un paquet par jour voire plus (environ 250 €)
  • Je fais un sport de combat depuis 2 mois, j’arrive à y aller au moins une à deux fois par semaine.
  • J’ai pris 6 kilos depuis 3 mois.
  • J’ai repris la pilule depuis 2 mois.
  • Je suis en couple depuis 2 mois.
  • J’espère me faire poser un stérilet le mois prochain. Même si je n’ai pas d’enfants.
  • Je n’ai plus envie de travailler à cause de mes précédents emplois.
  • Je n’ai plus envie d’être en formation à cause de mes précédentes études.
  • Ce sont mon rapport avec les personnes qui m’ont dégoûtée : les personnes négatives, leurs remarques, prennent le dessus sur mes émotions, mon stress.
  • Je viens d’arrêter les anxiolytiques (Xanax) de ma propre décision. Ce n’est pas bien de le faire soi-même, mais je ne veux plus. Et aussi je n’en prenais pas régulièrement.
  • Il m’arrive fréquemment de boire beaucoup d’alcool : jamais seule, festif ou bien avec des proches. Je réduis à cause des effets secondaires et… de la prise de poids 🙂
  • Je dessine/Colorie depuis 2 mois.
  • J’habite chez ma mère depuis 4 ans, entrecoupées d’études, d’emplois et de déménagement. Je suis revenue en août 2017.
  • Je viens de prendre RDV chez une psychologue pour la semaine prochaine.
  • Je fais les mêmes cauchemars toutes les nuits depuis août.
  • J’ai un lumbago depuis août.
  • J’ai fait le dossier pour la MDPH pour la reconnaissance du statut travailleur handicapé : il ne me reste plus qu’à l’envoyer.

 

En chiffres et en lettres, de manière assez factuelle, voici quelques données concernant ma vie privée aujourd’hui.

Bien-sûr, cette fiche insiste sur les points un peu négatifs : le manque d’argent, ma dépendance à vivre avec ma mère, mon chômage, la non-correspondance de mes emplois à mon niveau d’études, le poids que je reprends, ma santé mentale et physique, etc.

Mais il y a aussi le positif. Si je faisais l’exercice il y a 6 mois, 1 an, 1 an et demi, 2 ans, tout est différent : les envies, ma santé, mon travail, etc.

Aujourd’hui, j’ai changé de « projet de vie » comme je l’écris dans mes précédents articles.

Je pars totalement à l’inverse de la société de consommation. Et aussi j’essaie d’accepter mes faiblesses.

Oui, aujourd’hui, je ne suis plus capable de gérer un appartement seule et un travail. Je ne sais même pas si je suis capable de gérer un emploi à 35 heures en vivant chez ma mère. Je suis dépendante financièrement de ma mère mais aussi le fait qu’elle m’accepte chez elle. Elle gère la maison, je l’aide comme je peux, mais sans trop de régularité (cuisine, courses, ménage…)

Un jour, j’ai dit STOP. Fini la culpabilité, je n’en peux plus, je me repose sur ma mère (le minimum). Maman, je ne ferai pas la brillante carrière qui correspondait à mes compétences. Ni à mes envies. Je ne serai pas riche, plutôt précaire. Je devrais peut être vivre toute ma vie chez toi. Fini les projets du bout du monde : non, je reste dans le même environnement, huilé, métro boulot dodo distractions, le même cercle d’amis.

Mon projet de vie ?

….

Travailler le moins possible et sans responsabilités.

Je mets de côté l’envie d’un métier, je n’en ai pas vraiment car je ne me projette pas loin dans ces métiers puis les contraintes sont trop lourdes pour moi.

Je ne veux pas de responsabilités pour éviter tout stress.

Je veux des horaires réduits au minimum pour éviter le stress et gérer à mon rythme le quotidien avec mes phases dépressives.

Je demande la RQTH pour m’assurer de trouver un emploi + facilement si on reconnaît ma bipolarité.

Je cherche un maximum de repos, de détente. Voir mon chéri, ma famille, mes amis.

J’envisage une famille traditionnelle : mari, enfants. Si je n’y arrive pas, au moins j’aurais essayé. Le plus important, me dire : ce n’est pas grave si je n’y arrive pas. Je pourrais être heureuse autrement.

J’ai des projets : me mettre en auto-entrepreneur dans un secteur que je sais faire, écrire un livre… Mais pour le moment, je vis au jour le jour.

Je m’occupe de ma santé aussi. Gynéco, neurologue, kiné, psychiatre, psychologue… Voici mes derniers RDV sur les 3 derniers mois.

Moi, moi, moi. Ce n’est pas parce que j’écris un blog, que je m’occupe seulement de moi. J’ai du mal à m’occuper de moi, simplement. Avant je pouvais m’occuper des autres aussi.

Peut être que ça reviendra ? Je ne sais pas. Si non, pas grave, je m’adapterai.

Je prends la vie comme elle vient. Le stress détruit la santé. Chez moi, le stress détruit la santé de manière amplifiée.

Donc ma vie va tourner autour de ça désormais : éviter un maximum de facteurs stressants.

Bien-sûr, ce projet de vie est quasiment à l’antipode de ce que je « voulais » être, ou bien… ce que la société voulait que je sois.

Au final, je n’envie pas les riches, ni les stars.

Je me dis que seul le temps ne s’achète pas.

Tendrement,

L.

 

 

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Après la pluie, le beau temps.

soleil

 

Salut les terriens !

Un petit moment que je cherche le titre de cet article.

Des années à lire, à observer, à aller dans les situations à problèmes, souffrir, puis y retourner jusqu’à être clouée au sol, again et again jusqu’à comprendre qu’il faut apprendre de ses erreurs. Pour enfin, vivre toutes ces phrases qu’on aimerait faire siennes. Alors je les écris aujourd’hui, pour les relire peut être en cas de coups durs , et peut être pour déclencher chez vous une prise de conscience. Directe ou lointaine. Toujours ce souci de partage. Sans les autres, je ne me sens quand même pas complète.

Je vous fait par de mes dernières découvertes de ces dernières semaines, en fait, de mes dernières découvertes depuis toutes ces années où je cherche le bonheur, chaque jour qui passe.

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Il est temps de goûter au bonheur !

Route_Bonheur

Premièrement, je remercie les anxiolytiques, le Xanax. Je lis partout sur les forums les alertes pour informer des effets secondaires : très forte dépendance, troubles liés ( perte de mémoire, diminution de l’attention, etc. ). C’est vrai.

Pourtant. De mon côté, sans eux, je serai encore dans mon lit à faire des cauchemars et à être alitée, en totale dépression. Ils me permettent de libérer mon esprit, de cacher mes angoisses sous un pansement, de me faire dormir quand je n’y arrive plus, le temps que je puisse agir pour mieux organiser ma vie.

J’ai fait le choix de la médication : thymorégulateur Lamictal 200 mg, anti-dépresseurs fluoxétine ( Prozac ) le minimum, et maintenant Xanax le minimum.

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La bipolarité, l’amour, et les signes.

Merci pour vos commentaires encourageants !

Pour ceux qui me suivent, ce blog est alimenté en majorité par des articles dépressifs, d’angoisses, de crises existentielles, de renoncement…

Je crois que la vie n’est qu’une succession de hauts et de bas. C’est pareil pour tout le monde ! Mais c’est comme si nous – pauvres hypersensibles que nous sommes – nous remettions à chaque fois notre existence entière quand nous sommes en période basse. Les gens autour de moi ne semblent pas s’enfoncer si profondément dans de telles tergiversions. 

Comme si le ciel nous tombait sur la tête, avec la certitude tenace que nous n’en sortirons jamais et que nous allons souffrir, souffrir, toute notre vie, dans un cercle sans fin.

Oui, nous souffrirons. Mais oui, je crois que l’on a le droit à ces éclaircies. Comme tout le monde.

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Ça ressemblerait presque à l’amour ?

Yo les d’jeuns,

J’estime qu’un blog doit aussi être alimenté par du positif.

Ce n’était pas le cas depuis longtemps. Baffes dans la gueule pour les boulots, baffes dans la gueule pour rendez-vous de quelques soirs… Le moral n’était pas au beau fixe. Même si je commençais à aller mieux en me sortant les doigts du cul.

Il est venu le temps où je traîne donc sur les sites de rencontres, affirmant mon envie de rien du tout. Pas de plan Q, pas de sexe friend, surtout pas de couple… Je dis que je recherche des rencontres de gens sympas.

Bien-sûr, personne sur ce genre de site ne cherche une rencontre sympa ! 🙂

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Et allez, l’angoisse a repris le dessus.

Hello,

Ah ah ah, quel processus auto-destructeur ! Quelle fille je suis, qui n’accepte pas le bonheur qui vient !

J’essaie de saboter ma relation avec mon nouveau chéri. Par exemple, lui il me dit que ça fait  » 2 semaines  » entre nous. Je réponds  » t’es gentil, 3 jours « .

Les textos ne comptent pas pour moi. Enfin, ils comptent beaucoup. Je regarde mon téléphone toute la journée, j’ai peur de ne plus rien recevoir.

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Auto-hypnose : on pense toujours la même chose.

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Hello la planète !

Hier soir j’ai enfin fini le bouquin prêté par mon pote il y a 4 ans : Apprivoiser le changement par l’auto-hypnose.

Si je ne dis pas de conneries, j’ai lu qu’en fait on pense tous les jours aux mêmes choses, à 95 %.

Quand je relis mes textes d’il y a plus de 10 ans, et mes articles ici, et mes conversations en vrai… Qu’est-ce que je radote ! C’est fou ça.

J’ai relu mes deux derniers articles. Ah ah. Mes deux derniers flirts ont été deux blonds aux yeux bleu, et j’ai l’impression de vivre en fait les mêmes choses. C’est navrant ! Voilà pourquoi le couple me semble tronqué.

On veut voir ce que l’on cherche chez l’autre. Les mêmes peurs remontent. Je suis passée de l’un à l’autre sans problèmes.

Aujourd’hui lui, demain qui ?

J’écris la même chose, la même chose… Tant mieux, si vous lisez mes articles, au moins ça rentre dans la tête !

Il serait bon que j’écrive quelques passages de ce livre pour vous faire une introduction à ce qu’est l’auto-hypnose. Depuis le temps que j’en parle. J’ai vraiment mis longtemps avant d’accepter que cela puisse avoir un effet. Par contre l’inconscient, je l’ai bien connu puisque je considère ma crise maniaque comme un voyage dans l’inconscient !

Il y a vraiment des phrases très claires. Mais j’ai un peu la flegme, j’ai 3 articles en attente que je n’ai pas écrit et qui sont restés en brouillons, et deux autres articles qui sont dans ma tête. C’est dur de finir ce que j’ai commencé bordel de cul !

Voilà ce que j’avais à vous dire aujourd’hui. Peut-être qu’au final, des articles plus courts seraient mieux. D’écrire en plusieurs fois.

Des bisous !

L.