Les surdoués sont des vantards.

NOTA BENE : cet article est à prendre comme tout les autres. Comme un état d’âme passager. 100% authentique. Je dis tout haut ce que certains n’osent même pas s’avouer. Puis si ça vous fait chier, allez vous branler sur des sites pornos. Personne ne vous oblige à être ici à lire. Ou alors cotisez-vous pour m’offrir un psychologue. Mais un bon, hein !

NOTA BENE 2 : Pour comprendre mes articles, il faut savoir que j’utilise le second degré à peu près partout, pour me moquer de moi, mettre de l’humour là où il n’y en a pas, comme parler de suicide. Ça m’aide à tenir les jours sombres.

DÉBUT DU VRAI ARTICLE

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Gestion des émotions.

Salut les chouchous !

Ca sort, ça sort les articles !

C’est que pour n’avoir pas eu le temps de penser, réfléchir pendant ces 2 derniers mois, il me reste beaucoup d’informations à traiter, et surtout à écouter. 

Le travail de tri inconscient des informations reçues dans la journée est effectué au jour le jour. Grâce au très important sommeil que l’on s’accorde tous les soirs.

J’insiste sur très important, notamment dans le trouble bipolaire. La réduction de temps de sommeil ou pire, des nuits blanches, va entraîner systématiquement une agitation du sujet ou bien au pire, un détour en hôpital psychiatre car le patient ne se contrôlera plus et aura basculé dans la folie. Passons sur la petite leçon du jour !

J’ai eu la chance lors de mon dernier travail de rencontrer je crois… Des futurs amis ? En tout cas ces personnes me sont proches, tant dans ce qu’on a vécu ensemble, mon plaisir à passer du temps avec eux, à les connaître, et le lien que j’entretiens avec eux encore régulièrement, même de loin.

Il y en a un qui sort du lot tellement il est qualifié de bizarre par les autres. Tiens, ça me rappelle quelqu’un. Suivez mon regard. Ah oui… moi !? 😀 

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Je suis … hypocrite. Georgia on my mind.

blondJe me suis rendue compte que l’affluence récente sur ce blog n’avait rien à voir avec les thèmes de ce blog : surdouement, bipolarité , schizophrénie.

C’est l’article : Je suis… un physique. Georgia on my mind. qui remporte la palme du succès.

Un article écrit suite à ma rupture avec T. qui était co-auteur de ce blog sur sa schizophrénie.

Une rupture où j’ai compris que ma sexualité et mon physique avaient beaucoup joués sur son sentiment d’amour. La dépression aussi.

Et pourtant, je voue un culte à ce genre d’éphèbe sur l’image que vous voyez…

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Au commencement, était ce blog.

passage-temoin

Bonjour !

Ce blog est né d’un manque, lorsque que mon ami foufou W. vivait pleinement sa crise maniaque et déclarait la mort de son blog que tant de monde suivait… J’allais tristement sur son blog voir s’il changeait d’avis et je ne voyais pas la page grossir d’articles, au grand désespoir de ses fidèles lecteur. Je me suis rendue compte qu’il était devenu une addiction à mon bien-être, juste par son blog !

Alors sur le tas de cendres de son blog, de compost plutôt, est né mon blog. Similaire par beaucoup de points : Mon pseudo, L. comme W., le thème en grande partie : la bipolarité. Le même but : le partage, l’enrichissement, une expression de soi.

W. avait dans son blog un élément très important que je n’ai pas actuellement : l’échange direct avec ses lecteurs. Je sais que c’est très important, et c’est grâce à cet échange e-mail que ma vie a changé. W. m’a répondu . Nos débuts ont été loin d’être idylliques, de part mon état et le sien, et après je l’ai rencontré, j’ai lu, ce blog est né. J’ai réussi à voir la bipolarité autrement, à « m’en sortir  » même si ce n’est pas le terme exact.

Le contact avec son blog est un enrichissement quotidien qui m’a fait progresser très vite dans l’acceptation de la bipolarité, dans la rencontre d’autres hypersensibles, etc.

J’ai écrit, au départ de ce blog, que je ne pouvais pas pour le moment échanger par e-mail. Ce blog est né dans le froid de l’hiver, dans mon pic de dépression. Aujourd’hui je viens de recevoir une sollicitation sur un de mes commentaires à l’ouverture d’une discussion par e-mail. Merci. D’accord. Il est temps. Je vais mieux. L’ouverture vient. Je vous laisse donc mon adresse e-mail, où vous pouvez me contacter directement.  On peut donc discuter de ce que tu veux, n’aies aucune crainte à propos de quoi que ce soit, je le lirai et je répondrai le plus rapidement que je pourrais.

W. a été ma bouée de sauvetage, alors pourquoi ne transmettrais-je pas le flambeau ?

A bientôt,

L.

l.bipodouanceschizo@gmail.com

 

Partie 1 : Le diagnostic du surdouement _Where is Wyatt ?

J’ai trouvé que ce serait logique de mettre le début avant la fin au final, peut être commencer par comment j’en suis venue à passer le Graal, le fameux test de Q.I, pour savoir si j’étais surdouée ou non.

Je me suis rendue compte ce soir en voguant sur plusieurs blogs et articles que l’article de Wyatt : Wyatt, 25 ans, surdoué : “Comment j’ai raté ma vie” était devenue une référence controversée pour les gens surdoués. Encore un débat qui m’indiffère, la seule question que je me suis posée est :  » mais où es-tu Wyatt ? «  et mettre Where is Wyatt a été délicieux pour mon autosatisfaction humoristique, j’avais le titre !

Je me demandais surtout, quel âge as-tu aujourd’hui, que fais-tu, as-tu toujours le sentiment d’avoir raté ta vie ?

Allez, on revient un peu sur Me Myself and I. Dans un précédent article, je disais que la douance ne faisait pas partie de ma sphère, ni le mot, ni le concept : Je suis… surdouée.

On en vient donc à la découverte de cette sphère. J’avais 20 ans. J’ai quitté ma ville natale pour le début de mes études foireuses qui ont été deux années d’école préparatoire aux concours d’orthophonie. Une sacré grosse merde au passage ces concours, j’ai un peu moins la haine aujourd’hui mais bon. A l’époque j’avais même monté un groupe sur Facebook qui avait eu pas mal de succès  » J’ai tout pour faire une bonne orthophoniste… sauf le concours » avec des phrases humoristiques sur le quotidien d’une étudiante qui prépare son concours. J’en étais assez fière de ce groupe qui avait eu plus de 1000 membres et  puisque j’ai été citée dans l’oral d’une fille qui a réussi son concours (une partie écrite, une partie orale). Quand je suis arrivée à l’oral du concours, souhaitant me démarquer des autres candidates insipides et lobotomisées  faites pour ce métier, je me suis donc auto-citée. Perso, avec cet oral, j’ai même réussi à perdre des places dans le classement qui était déjà au ras des pâquerettes.

Plus jeune mes bonnes notes n’ont jamais choqué, à priori, en tout cas je n’ai pas eu de réflexions. Peut être était-ce à cause de mes lunettes et de mon look dégeulasse négligé au collège. C’est vrai que j’étais investie, curieuse, bosseuse à cette époque-là, tout en étant pleine de conneries. Ah si, oui, on m’a déjà dit « intello ». Pour ma part, pour avoir côtoyé des vrais intellos, on ne correspondait pas vraiment à la même catégorie. Je n’étais pas très douée en mathématiques, je me souviens avoir sucé le cerveau d’une autre intello que j’appelais le soir pendant une heure du tél fixe de ma mère ( y avait pas de portable, à l’époque ). Je lui demandais la veille de rendre un D.M de mathématiques qu’elle « m’explique« . En fait, en toute objectivité, elle me faisait le devoir par téléphone et moi je recopiais cette fameuse « explication ». C’était cool d’avoir 20 en mathématiques, même si les professeurs ne sont pas dupes, surtout quand aux contrôles tu as en dessous de la moyenne… C’était une machine à 20 sur 20, avec son crayon « bic » que j’associais à l’élégance et à la précision. Moi c’était un crayon gras type HB, plein de marques de dents, que j’utilisais jusqu’à la mine. J’ai toujours été fascinée par les personnes capables de faire des traits droits (je n’y arrive toujours pas, même avec la règle) je la voyais gommer la moindre imperfection sur son trait… Tout était intello, sa manière juste de répondre, un peu timide mais sûre d’elle, son bic, sa gentillesse exaspérante pour les cancres, sa candeur. A côté j’étais le brouillon, faisant déjà des blagues de cul et ayant une répartie caustique, irrespectueuse, dispersée en cours… On dit un « trait de crayon grossier », voilà comment je me considère. Il n’y a que dans l’écriture où je me trouve une certaine finesse, surtout que je suis capable, si je le souhaite, d’être limpide. Bref, elle rentrait, prenait certainement son goûter pomme-yahout, puis faisait ses devoirs consciencieusement avant de manger la soupe et d’aller dormir. Moi j’arrivais chez moi, je balançais le eastpak (dégeulasse lui aussi) n’importe où, je me mettais devant le marsupilami en m’engouffrant des tartines de beurre salées, j’allais dormir, jouer à l’ordinateur, je mangeais les pâtes dégueulasses de ma mère qui fumait son joint, puis j’allais me coucher, sans me laver, ni faire mon sac, ni mes devoirs. J’ai eu une espèce de non-éducation qui n’a pas aidé mon côté organisationnel. J’en ai voulu longtemps à ma mère, mais ça, on fait le deuil d’à peu-près tout en grandissant et on arrête de remettre toute la faute sur ses parents. Les seules matières qui pêchaient étaient celles qui nécessitaient un apprentissage « par coeur », une « méthode », des « exercices ». Le minimum que je captais en cours me permettait de rendre du bon dans le reste des matières, je me débrouillais toujours avec une mémoire que je sus, par après, être appelée « visuelle ».

Et voilà, on dirait un prof’ de philo, je me suis emmêlée dans des digressions, je suis partie de mes 20 ans et me voilà à reparler du collège. C’est que j’ai toujours été comme ça, à raconter des histoires, comme si chaque détail était important.

En bref, après ces deux années d’école préparatoire aux concours, je me suis retrouvée inscrite à la faculté de lettres, « en attendant ». J’étais persuadée de m’y retrouver avec ma copine qui avait apprivoisé l’espèce de bête que j’étais et qui essayait de me cadrer, elle sentait le déficit maternel que j’avais eu. J’étais persuadée d’avoir le concours, mais pas elle, ou que nous échouerions à deux. Bon, elle l’a eu, pas moi. Je me suis retrouvée seule, perdue dans un système qui m’était inconnu, et qui nécessite beaucoup d’autonomie et de cadre. J’ai abandonné la faculté au bout de 2 mois et demi.

La découverte de mon diagnostic de surdouée s’est faite avec … les garçons. Y avait un garçon »différent » à la faculté, au look semi-négligé rock’n’roll, qui prenait souvent la parole en cours pour étaler ses réflexions diverses. Il me fallait un allié. Ma copine m’en avait parlé, elle trouvait qu’il était « séduisant », moi je l’ai juste trouvé moche avec un style d’écrivain tourmenté. Je suis allée lui gratter une cigarette (j’en avais, mais bon) et je lui ai parlé des cours d’anglais qu’on avait en commun, que je pouvais lui donner les cours qu’il avait raté. J’ai fait ma gentille qui donne pour avoir en retour. Voilà un comportement que j’avais. Je pensais à l’époque que c’était bienfaisant, mais en fait, on n’a rien sans rien, je cherchais l’amour sous toutes ses formes. Ce garçon là était un surdoué, il me l’appris assez vite, ce qui me fascina. Normal, c’est ce qu’il voulait, me fasciner 😉

La suite au prochain épisode ! Je crois qu’il me faudra quelques articles avant de pouvoir arriver au diagnostic…