Revirement de situation.

PHASE HYPOMANIE DÉTECTÉE ON /

Erratum : Pour ceux qui ont déjà lu cet article, j’ai utilisé le terme hormone pour désigner une molécule précise.

Ce n’est donc surtout pas le terme adéquat ! Et je n’ai pas vraiment bien expliqué son rôle dans la maladie bipolaire. Donc bientôt je vais rééditer avec les termes usités, excusez-moi pour ce manque de rigueur. 

Pour rappel, je suis bipolaire.

Je souffre de bipolarité. J’ai bipolarité. Je suis atteinte de maniaco-dépression. Je suis hypersensible. I am bipolar.  Je suis un caca.

Mettez-y le terme que vous voulez. ATTENTION.  Je respecte toute personne qui ne souhaite pas mettre un terme qu’ils jugent abrupte, faux, stigmatisant. Chacun fait ce qu’il veut, d’autant que je ne comprends que trop.

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Le diagnostic de la bipolarité.

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Il est important que je témoigne, à mes yeux, de ce qui relève d’une grande incompétence des services médicaux concernant le diagnostic de la bipolarité. La pose du diagnostic de ma bipolarité est encore un sujet de doute. Penser ainsi est un danger par rapport à la prise du traitement. Je le prends cependant sans interruption depuis le diagnostic. Et je vous invite à le faire également, afin de ne pas faire plus de dégâts dans votre vie, le temps de chercher les causes et peut être de poser un diagnostic différentiel.

Pourquoi j’incrimine le corps médical ?

Le diagnostic a été posé selon moi « à la va-vite » et les avis contradictoires et le manque d’informations sur la nature de la maladie, comment vivre avec, et le « test » en lui-même ne repose que sur des chimères, des approximations. Pire, sur des hypothèses. Ainsi que l’imprécision du traitement à prendre, sans forcément de garantie de résultat. Le diagnostic a été posé à l’issue de ce qu’on appelle « une crise maniaque » qui est assimilée à « une bouffée délirante ». Sachez que toute personne, dans sa vie, sans être bipolaire, peut avoir une ou plusieurs « bouffées délirantes ». C’est un processus que l’on appelle de « décompensation » du cerveau qui survient avec des ingrédients très précis. Afin de vous informer de ces termes, je vous engage à lire attentivement ce qui suit.


Qu’est-ce qu’une bouffée délirante ?

Les bouffées délirantes sont des épisodes de délire survenant brusquement chez une personne n’ayant jamais manifesté auparavant de problème psychique de ce type. Très souvent, dans les jours précédant la bouffée délirante, la personne ne dort plus ou très peu. La personne atteinte n’a pas conscience qu’elle délire ; elle ne manifeste aucun recul par rapport à ses pensées et à son discours décousus. Sa perception de la réalité est modifiée, le fonctionnement de son esprit et ses relations avec le monde extérieur sont profondément bouleversés. Les hallucinations sensorielles sont fréquentes. Cette bouffée peut durer quelques heures, quelques jours ou quelques semaines. Lorsque la personne se trouve depuis longtemps dans un contexte relationnel difficile, la bouffée délirante peut être l’expression d’une décompensation, autrement dit un effondrement brutal des mécanismes de protection psychique qu’elle avait mis en place. Parfois, cette décompensation peut être provoquée par un facteur externe, drogues, surmenage, manque de sommeil, etc. Il arrive qu’une bouffée délirante survienne quelques semaines après un accouchement. Les bouffées délirantes surviennent le plus souvent chez des adolescents et des jeunes adultes âgés de 18 à 30 ans. Elles touchent en général des personnes fragiles, psychologiquement vulnérables, immatures, ayant du mal à s’adapter socialement et à trouver leur place dans le monde professionnel. Les bouffées délirantes peuvent, cependant, se manifester au même titre chez des personnes ne souffrant pas de problème particulier et chez qui aucun élément annonciateur ne peut être détecté.

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La manie, la crise maniaque, l’accès maniaque

Au sens psychiatrique l’accès maniaque se caractérise par un état d’excitation psychique et motrice avec exaltation de l’humeur et mégalomanie.
L’accès maniaque survient de manière brusque mais peut être précédé d’une phase d’intensité modérée qu’on appelle « hypomanie ». On n’identifie pas toujours de facteurs favorisant l’éclosion d’un tel accès. Si l’on retrouve parfois des éléments stressants comme des chocs émotionnels, des conflits affectifs, des affections somatiques ou des deuils dans les jours ou les semaines précédant son apparition, ces éléments peuvent n’être considérés en fait que comme de simples catalyseurs chez des individus présentant déjà une certaine vulnérabilité.

La manie

  1. Classiquement le premier symptôme est l’insomnie, diminution du besoin de sommeil sans fatigue.
  2. L’humeur est rapidement changeante, une jovialité ludique, expansive et euphorique alterne avec des moments d’irritabilité où le patient donne l’impression de se fâcher ou peut éclater en sanglots. On dit qu’il passe du rire aux larmes, signe de labilité émotionnelle.
  3. L’excitation psychique se traduit par une accélération de la pensée (tachypsychie), du flux de paroles (logorrhée). Les idées fusent, les projets sont multiples, grandioses et inadaptés, rarement menés à leur terme. Le discours passe du coq à l’âne.
  4. Le contact avec les autres est facile et familier, se traduisant par une grande communicabilité et une capacité étonnante à détecter et à réagir aux attitudes d’autrui (hypersyntonie).
  5. Désinhibé, le patient chante au milieu de ses phrases, fait des plaisanteries caustiques, osées, des jeux de mots faciles, des calembours.
  6. L’agitation motrice est marquée, le patient ne tient pas en place, se lève brutalement, déambule. L’hyperactivité est stérile, désordonnée.
  7. La tenue est débraillée, fantaisiste, parfois extravagante. Le visage est hyper-expressif, sans cesse agité de mouvements, empreint de théâtralisme.
  8. Les accès maniaques typiques comportent toujours une certaine mégalomanie, avec idées de grandeur et surestimation par le sujet de ses propres capacités et de son importance, à l’origine notamment de projets grandioses.
  9. Le corps vit cet état d’excitation intense : l’insomnie est à peu près totale, sans que le patient n’éprouve la moindre fatigue ; la faim et la soif sont souvent intenses, sans prise de poids. Parfois, au contraire, par manque de temps ou désintérêt le sujet ne s’alimente plus, entraînant perte de poids voire déshydratation…
  10. L’euphorie et la désinhibition conduisent le sujet à se lancer dans des activités à risque par ludisme, ou par méconnaissance du danger : conduites sexuelles désordonnées et à risque, conduite automobile à pleine vitesse, voyage imprévu, dépenses inconsidérées, agitation sur la voie publique.
  11. Dans la manie délirante la mégalomanie atteint le niveau de conviction délirante, aucun raisonnement ni aucune argumentation ne peut l’ébranler. Le patient éprouve des sentiments de grandeur, de toute-puissance ou de mission à accomplir, les thèmes érotiques sont fréquents, ainsi que les intuitions prophétiques.


On est donc bien d’accord, bouffée délirante aïgue et accès maniaque sont très similaires
. La bouffée délirante suffit-elle pour poser un diagnostic de bipolarité ?

Quelles ont été les conditions et les déclencheurs de ma crise ?

  • Environ deux mois avant la crise, je buvais du vin tous les soirs avec mon ex et un ami.
  • Le contexte environnemental était difficile : problèmes relationnels avec ma famille, problèmes relationnels scolaires avec une ambiance toxique avec des jalousies et des coups bas à mon encore, le stress que je me mettais seule afin d’être la meilleure pour me prouver et prouver aux autres que cela peut être le cas.
  • La décompensation peut être induite par un décalage horaire (ce fut le cas car j’ai voyagé loin), par la chaleur (j’étais sur une île tropicale)
  • L’absorption de toxiques : sur une période de 3 semaines, j’ai absorbé chaque jour une quantité d’alcool et de rhum astronomique.
  • J’ai découvert un environnement féerique, j’ai travaillé au Club Méditerranée. J’avais une hyperstimulation constante autour de moi : chaleur, fête, activités plaisantes, bonne humeur ambiante, la nouveauté du pays, le fait de côtoyer beaucoup de personnes différentes (1700)…
  • Mon ego habitué à un manque de reconnaissance et des jalousies perpétuelles était gâté : des compliments à foison tous les jours, la mise en avant de ma personnalité qui était appréciée pour ce qu’elle était, sans fards.
  • La possibilité de faire de l’animation, de rire toute la journée
  • La volonté de quitter mon ex sans avoir réussi à le faire
  • L’obsession que j’ai eue pour un garçon travaillant là-bas

J’ai donc vu un premier psychiatre qui m’a dit qu’il ne pouvait pas poser un diagnostic de bipolarité, mais que ce pourrait être éventuellement le cas et qu’il fallait attendre. Il m’a demandé si j’ai eu des épisodes dépressifs auparavant. J’ai eu beaucoup de périodes où j’étais désespérée, que j’ai attribué au contexte de l’époque (familial, scolaire, professionnel, financier…). J’ai dû répondre par la positive, d’autant que j’avais pris des anti-dépresseurs pour la seule dépression avérée en 2012. A ce moment-là il m’a dit qu’un diagnostic de bipolarité pouvait se poser s’il y a eu par le passé des dépressions récurrentes, et encore plus avec une bouffée délirante. Donc, mon diagnostic reposerait uniquement sur dépressions + bouffée délirante.

Il m’a dit de prendre rendez-vous avec un « centre expert » dans les maladies psychiatriques qui eux posent poser formellement le diagnostic. J’ai trouvé cela déjà un peu plus sérieux. Et là, grosse blague. Pendant deux mois après la crise, je fus dans un état lamentable car je suis redevenue consciente de ce qui était arrivé, des conséquences, et je commençais à me faire à l’idée de souffrir d’une maladie « incurable ». Je vins enfin au rendez-vous avec le centre expert. Je m’attendais à une batterie de tests, à un prélèvement sanguin, à ce qu’on m’enferme dans un laboratoire avec un scanner du cerveau… J’avais déjà les larmes aux yeux avant d’entrer.La dame était plutôt froide, et reprit une fiche avec une liste de questions qu’on m’avait déjà posé, par le médecin lors de la dépression et par le psychiatre.

Combien d’heures dormez-vous ?  Vous arrive-t-il d’être euphorique ? Avez-vous déjà été en dépression ? etc.  Je répondis  à l’affirmative tout en pleurant.

Puis elle me lâcha, naturellement : « Bon eh bien vous êtes bien bipolaire. »

Je lui ai demandé « comment pouvez-vous en être sûre ? »

« Oh, à partir d’un moment où il y a eu une dépression, avec surtout une crise maniaque, c’est quasiment sûr. Merci, au revoir ». J’ai demandé ce qu’était la prise en charge, etc. Elle paraissait blasée en me renvoya aux psychiatres et aux psychologues.

Mon diagnostic reposait donc sur une liste de questions sur une feuille que je pourrais vous lire, là maintenant tout de suite. N’a-t-on vraiment pas assez de moyens concernant la recherche ? Vous vous foutez pas un peu de ma gueule sérieusement ? 

C’est scandaleux. Tout comme le choix du traitement a été hasardeux, les mensonges que utilisés et les faits « omis » pour me convaincre de prendre le traitement, ou en tout cas, ne pas m’en dissuader. On ne m’a pas dit que je somnolerai, que je perdrai mes cheveux, que je prendrai 20 kilos, que mes reins seraient altérés, que je perdais en moyenne 8 ans d’espérance de vie, et j’en passe…

Alors je le dis haut et fort : MERDE. Aucune humanité à ceux à qui vous annoncez qu’ils sont fous. Même si vous tentez de limiter les dégâts, en nous disant que cela nous soigne très bien. Alors pourquoi mon ami croupit-il encore chez lui depuis 2 ans, en passant ses journées à fumer des joints sans rien faire, et ne pas dormir la nuit ? 26 ans il a : pas d’études, pas de boulot, pas d’envie de faire quoi que ce soit.

Pourquoi W. , le bipolaire le plus connu du Web, en est à sa 7ème crise maniaque après tant de recherches sur lui-même, de traitements, de respect des règles d’hygiène de vie ? On est  600 000 personnes en France, en moyenne à être diagnostiqués bipolaires, et vous n’êtes toujours pas foutus de comprendre avec tous les témoignages, les prouesses techniques, les avancées des pays voisins ce qu’est la bipolarité ?

Vous n’êtes pas fous, c’est ma seule certitude. Je suis la personne la plus saine mentalement que j’ai rencontré dans ma vie.

Je ne l’ai pas pensé immédiatement à la pose de mon diagnostic il y a deux ans. Désormais j’ai revu ma définition de la folie.

Comment une personne :

  • Que vous voyez au quotidien
  • Qui tient son blog régulièrement en essayant de prendre du recul
  • Qui vit sa vie de manière « normale » pour la société : études, travail, vie de couple…
  • Sans que personne ne soupçonne sa bipolarité
  • Qui tient de telles réflexions et de messages de paix

Puisse, ELLE, être folle ?

Je vous embrasse,

L. 

Des nouvelles de T.

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On va parler de T… c’est plutôt ma tasse de thé ! 🙂

Il se fait discret sur mon blog, mais en même temps, avoir une copine aussi envahissante côté communication alors qu’il ne peut pas s’exprimer dès qu’il y a plus de deux personnes… Je pense que ce doit être plutôt difficile. Il est plutôt enclin à s’enfermer dans son doux monde, fait de jeux-vidéos surnaturels et de films fantastiques, loisirs qui me plaisent aussi beaucoup. Il peut m’arriver même de lui piquer sa console pendant qu’il dort. Et je le comprends totalement. Il y a moi, force de la nature, je m’en rends compte, c’est simple j’ai du mal à la fermer. Et encore, si je me contenais pas, je parlerai toute la journée, mais je le fais par respect des autres. Hum. Non, je le fais pour pas qu’on m’emmerde, pardon. J’ai en plus de ça un fond insolent, c’est dire. Avec l’âge, je prends juste conscience que mon caractère est tel qu’il est, et que je dois l’accepter, parce qu’en fait, il changera pas trop. Est-ce que j’ai plus confiance en moi que quelqu’un d’autre ? Je ne sais pas.

Mon petit thé reste une énigme pour moi. Pourquoi ne veut-il pas prendre part à la conversation ? Je lui pose la question. Il me répond que les conversations sont futiles, et qu’il préfère « se mettre dans sa tête ». C’est un peu l’escargot qui rentre dans sa coquille, il s’ennuie donc il va rechercher la stimulation à l’intérieur de son cerveau. Par habitude, je fais la conversation sans m’en rendre compte, parler de, vous savez bien quoi « la pluie et la beau temps » sujet redouté par toutes les personnes ayant un minimum de cervelle. Le moment où on sait que l’on va parler pour parler, que les interlocuteurs en n’ont, de toute façon, rien à foutre. Et vous aussi, d’ailleurs.

Alors qu’avec moi, Thé est une pipelette. Alors j’essaie de lui expliquer la « fonction sociale » parce que si on la pratique pas, ne serait-ce qu’un peu, on va finir aigris et exclus du monde. Bon, de mon côté, je fais du social, mais je finis quand même aigrie et exclue du monde. Mais ce n’est pas une raison hein ! 😀

Donc Thé a repris le travail en mi-temps thérapeutique, prescrit par son psychiatre.Pour rappel, il est diagnostiqué schizophrène depuis juin 2016 et prend un traitement afin de faire taire ce que j’ai appelé « la compagnie créole » dans sa theuté. 

Les mots que j’emploie sur ce blog ne sont que des questionnements. On se dit schizo et bipo pour le moment, mais on sait bien que tout cela va plus loin. On prend le traitement pour continuer à rouler sur les rails de la société, mais on cherche à comprendre ce qui nous arrive. Il pourra certainement vivre un jour sans son traitement, et apprendre à maîtriser ses voix. Il voit un psychologue/coach spécialisé dans la douance et la schizophrénie, ce coach même présentant les deux aspects. Ce coach même refusant les étiquettes. Je l’envie presque car comme il me le décrit, c’est comme un chaman qui va lui apprendre à utiliser son intuition et l’aider à développer ses dons de guérisseur. Et oui, si vous avez lu mes précédents articles, le mystique arrive ! Tout ceci est tellement intégré dans notre vie quotidienne que j’en oublie d’en parler. Je ne remets pas en question une seule seconde ce que lui dit son coach, j’attends de voir et j’admets que ce soit possible, et je l’encourage sur cette voie.

Histoire de me plaindre, j’arrive pas à payer mes séances chez la psy, c’est 60 euros et faudrait payer ça toutes les semaines ! Oooooooooooooooooh j’ai déjà pas de quoi m’acheter des vêtements et faire des sorties… Faut pas pousser mémé dans les orties. Donc merde, j’applique les lois de l’abondance : arrrrgennnnnt, viennnnnns à moi !!!!!!

Je disais donc, il a repris son mi-temps thérapeutique, et oui, deux jours par semaine pour la même paye, comme quoi c’est possible si vous faites une dépression de trouver des solutions. Bon, même ça, il en vomit le matin. Le boulot l’ennuie, et je parle même pas des autres. Thé ne veut pas « jouer au je » et ne veut pas (encore) les insulter. Il va finir par sortir son tigre, je le sais, mais j’ai peur que celui-ci soit bien plus féroce que le mien…

Il continue de faire sa maison, avec son petit chat dans son studio, ses jeux-vidéos et ses fréquentations. On tire chacun sa force de l’autre, c’est important. Je n’ai jamais eu un petit-ami d’où je pouvais tirer ma force, c’était plutôt lui qui me tirait toute ma force et je finissais en épuisement.

Souvent on délire, on rêve grand. On a imaginé une maison avec autant de pièces que de fonctions. Et alors, qu’est-ce qui nous en empêche ? Avec pour lui un laboratoire et un bunker où il ferait des expériences scientifiques et physiques. Et moi j’aurais une salle d’art par exemple, avec des miroirs pour danser, des instruments pour faire de la musique. On va en sortir, de ce putain de moule. Mais, on n’a rien sans rien. Une profonde citation. En attendant, il vomit ses tripes, je grince des dents et j’ai le cou bloqué. Mais je regarde toujours la mer à l’horizon, et même s’il y croit plus, je le motive. Et quand j’y crois plus, il me motive. Pour reprendre un commentaire écrit sur ce blog, on navigue sur notre radeau à deux, avec deux boulets, mais on essaie de construire notre ancre, notre encre, afin de nous stabiliser là, quelque part, au milieu de l’océan, et j’aimerai bien sur une île paradisiaque s’iouplé.

Il sait pas quoi faire pour sortir de là, et moi, pour ma situation, également. Mais on continue, on avance, on profite de ma période « up up up » ! Où j’arrive à me persuader qu’il y a du positif quand je me fais flasher et que je réponds :  » mais il me reste 4 points ! « . Donc toute la journée je débite ce genre de conneries et vous savez quoi… C’est que ça finit par marcher. Je vais bien, tout va bien, allez là on se sort les doigts du cul, la vie c’est dur hein ? Ouais ben c’est pour tout le monde pareil ! Pleure un coup tu pisseras moins !

L.

 

 

 

Un couple bipolaire & schizophrène

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Je ne me suis pas dit, un jour dans ma vie en me levant, que ma vie serait d’être bipolaire et que mon chéri serait schizophrène.

J’adore faire la blague aux médecins sur le futur de nos enfants : que choisira la loterie de la vie si un jour on procrée ? Quelle maladie mentale, un mix des deux, une autre ? Le pire, et le mieux dans tout ça, c’est que c’est un chéri parfait pour moi. Mais parfois, le doute me prends, je me dis que je me complique la vie. Déjà que je sors à peine la tête de l’eau avec les multiples dépressions… Pourquoi faut-il que je sois avec quelqu’un qui vit une expérience similaire, qui est en difficulté ? Ne va-t-on pas s’enfoncer mutuellement ?

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